98% des panneaux photovoltaïques importés en Europe viennent de Chine. Un chiffre qui fait froid dans le dos, non ?
Et si on vous disait que cette dépendance pourrait bien menacer notre souveraineté énergétique ? C'est en tout cas ce que révèle un rapport explosif publié par l'Institut Thomas More. Laetitia Puyfaucher, son autrice, tire la sonnette d'alarme.
Un marché dominé par la Chine
Imaginez : sur 100 panneaux solaires installés en Europe, 98 sont fabriqués en Chine. Autant dire que Pékin tient les rênes du marché.
« On pourrait se demander si cette situation est tenable à long terme », glisse Laetitia Puyfaucher. (D'ailleurs, saviez-vous que la France a installé 1,5 GW de capacités solaires en 2025 ? Un chiffre en hausse, mais qui reste modeste face aux géants asiatiques.)
Le truc, c'est que cette domination chinoise n'est pas nouvelle. Depuis des années, les fabricants européens peinent à rivaliser avec les prix cassés de leurs homologues chinois. Résultat : les panneaux made in China inondent le marché.
Et puis, côté innovation, la Chine mise gros sur les énergies renouvelables. En 2025, le pays a investi pas moins de 100 milliards de dollars dans le solaire. Difficile de suivre, surtout quand on sait que la France, elle, a déboursé « seulement » 2,3 milliards d'euros la même année.
La souveraineté énergétique en péril
Alors, qu'est-ce que ça change, concrètement, cette dépendance aux panneaux chinois ?
D'abord, ça veut dire que l'Europe dépend d'un seul fournisseur. Un risque majeur en cas de tensions géopolitiques, comme on a pu le voir avec le gaz russe. (Vous vous souvenez de la crise de 2022 ?)
Ensuite, ça limite notre capacité à innover. Pourquoi investir dans la R&D quand on peut importer des panneaux moins chers ? Bref, on tourne en rond.
Et puis, côté environnement, c'est un peu le serpent qui se mord la queue. Les panneaux solaires, c'est bien, mais leur fabrication et leur transport ont un impact écologique non négligeable. Alors, si en plus ils viennent de l'autre bout du monde...
Et la France dans tout ça ?
Côté hexagonal, la situation est contrastée. D'un côté, on assiste à une croissance du solaire. De l'autre, les industriels peinent à se faire une place face aux géants chinois.
« On a les compétences, mais pas les moyens », résume un fabricant français sous couvert d'anonymat. (D'ailleurs, saviez-vous que la France compte seulement 5 fabricants de panneaux solaires ?)
Pourtant, des solutions existent. Comme le souligne Laetitia Puyfaucher, « il faudrait miser sur des panneaux plus performants et plus durables ». Autant dire un pari risqué face à la concurrence chinoise.
Et demain ?
Alors, que faire ? Attendre que la Chine nous coupe l'herbe sous le pied ? Ou réagir avant qu'il ne soit trop tard ?
Pour Laetitia Puyfaucher, la réponse est claire : « Il faut agir maintenant ». Et elle n'est pas la seule à le penser. Des voix s'élèvent en Europe pour demander plus de soutien aux fabricants locaux.
Mais attention, ce n'est pas une question de protectionnisme. Il s'agit simplement de garantir notre indépendance énergétique. (D'ailleurs, vous vous souvenez de la crise des masques en 2020 ? On ne veut pas revivre ça.)
Bref, le moins qu'on puisse dire, c'est que le débat est lancé. Et il va falloir trouver des solutions rapidement. Parce que, comme le dit si bien un proverbe chinois, « le meilleur moment pour planter un arbre, c'était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment, c'est maintenant ».
Alors, on fait quoi ?
Plusieurs facteurs expliquent cette domination : des coûts de production bien inférieurs, des investissements massifs dans la R&D, et une main-d'œuvre abondante et peu coûteuse. Résultat, les panneaux chinois sont moins chers et plus accessibles que ceux fabriqués en Europe.
Les risques sont multiples : dépendance à un seul fournisseur, limitation de l'innovation locale, et impact environnemental accru en raison des transports. Sans oublier les tensions géopolitiques potentielles qui pourraient perturber les approvisionnements.
Plusieurs pistes sont envisagées : soutenir financièrement les fabricants locaux, investir dans la R&D pour développer des panneaux plus performants et durables, et mettre en place des politiques commerciales protectrices sans tomber dans le protectionnisme.
Et vous, pensez-vous que l'Europe peut se passer des panneaux solaires chinois ? Partagez vos avis en commentaires !
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