Selon Top Santé, une étude récente menée par des chercheurs américains remet en question l’efficacité des messages envoyés à ses proches en cas de coup de mou. Plutôt que de chercher à se rassurer par des échanges, ces travaux suggèrent de privilégier d’autres stratégies pour améliorer son moral.
Ce qu'il faut retenir
- Une étude américaine analyse l’impact des messages envoyés à ses proches en période de baisse de moral.
- Les résultats indiquent que cette pratique n’apporte pas de bénéfice significatif au bien-être émotionnel.
- Les chercheurs proposent des alternatives pour mieux gérer ces moments difficiles.
- L’étude a été publiée dans une revue spécialisée en neurosciences sociales.
Une étude qui bouscule les habitudes
Menée par une équipe de neuroscientifiques américains, cette recherche s’est penchée sur les mécanismes psychologiques liés à l’envoi de messages de soutien ou d’affection en période de doute ou de stress. Selon Top Santé, les auteurs de l’étude ont observé que les participants qui envoyaient des messages à leurs proches ne ressentaient pas d’amélioration notable de leur humeur. Autant dire que cette pratique, souvent perçue comme un réconfort, ne produirait pas les effets escomptés.
Les chercheurs soulignent que ces échanges, bien que bien intentionnés, ne parviennent pas à apaiser durablement les émotions négatives. Ils évoquent même un possible effet contre-productif, où l’attente d’une réponse ou la pression sociale pourrait renforcer le sentiment de solitude ou d’échec.
Pourquoi les messages ne suffisent pas
L’étude révèle que les bénéfices supposés de ces messages reposent davantage sur une croyance personnelle que sur une preuve scientifique. Les participants interrogés avouaient souvent envoyer ces messages pour se sentir mieux, sans pour autant en retirer un réconfort réel. Les neuroscientifiques ont comparé ces résultats avec des groupes ayant adopté d’autres méthodes, comme la pratique d’une activité physique ou la méditation, et ont constaté une amélioration plus marquée de leur bien-être.
Les chercheurs rappellent que le cerveau humain réagit différemment selon les stimuli. Envoyer un message active des zones cérébrales liées à l’attente et à l’anticipation, mais pas nécessairement celles associées à la satisfaction ou à la détente. Cela pourrait expliquer pourquoi cette pratique ne produit pas les effets escomptés.
Quelles alternatives proposer ?
Plutôt que de se tourner vers ses proches, les auteurs de l’étude recommandent de se concentrer sur des actions personnelles et immédiates. Parmi les suggestions avancées : pratiquer une activité physique, s’adonner à un hobby créatif ou encore s’accorder un moment de silence pour se recentrer. Ces méthodes, selon les chercheurs, permettraient de mieux gérer les périodes de doute sans dépendre de l’extérieur.
Un neuroscientifique participant à l’étude a déclaré : «
Changer ses habitudes en période difficile, c’est avant tout écouter ses besoins profonds et agir en conséquence. Les messages peuvent attendre, mais votre bien-être, lui, ne doit pas.» Ces propos résument l’idée centrale de leurs travaux : le réconfort ne viendra pas toujours des autres, mais souvent de soi-même.
Les auteurs de l’étude appellent désormais à une réflexion plus large sur les mécanismes de soutien émotionnel. Ils prévoient de publier une version détaillée de leurs travaux dans une revue spécialisée d’ici le mois de septembre 2026. En attendant, ils invitent le public à tester les alternatives proposées et à partager leurs retours d’expérience.
Non, l’étude ne conteste pas l’importance des liens sociaux, mais elle souligne que les messages envoyés en période de coup de mou ne suffisent pas à améliorer le moral. Les chercheurs insistent plutôt sur l’efficacité des actions personnelles et des interactions de qualité, plutôt que sur des échanges superficiels.