Selon nos confrères de RMC Sport, un audit interne demandé par la Fédération française de rugby (FFR) a permis de recueillir plus d'une dizaine de témoignages de joueuses de rugby à 7 dénonçant les agissements d'un kiné. Ce dernier a été licencié en 2025, tout comme l'ancien directeur médical de la FFR, qui nie toute responsabilité.

L'audit, mené par l'entreprise AD Conseil, a été rendu en juin 2025 et met en évidence le « malaise profond, durable et partagé » de douze internationales françaises. Il pointe également du doigt les agissements de la FFR sur ce cas, notamment la manière dont les signalements ont été traités.

Ce qu'il faut retenir

  • Un kiné de l'équipe de France de rugby à 7 a été licencié pour faute grave en 2025.
  • L'ancien directeur médical de la FFR, Jacques Girardin, a été mis à pied pour s'être « abstenu de signaler » plusieurs faits dénoncés.
  • Une enquête pénale est en cours, avec la FFR comme partie civile.
  • Le premier signalement remonte à 2019, lorsqu'une joueuse s'est dite mal à l'aise après que le kiné ait passé sa main sur son clitoris.
  • En 2022, une joueuse mineure s'est plainte d'un soin « proche de ses parties intimes ».

Les faits

Le premier signalement date de 2019, lorsqu'une joueuse, soignée pour une pubalgie, s'est dite mal à l'aise après que le kiné ait passé sa main sur son clitoris. Lors d'un tour de parole avec les joueuses et l'entraîneur de l'époque, David Courteix, le kiné s'était excusé et aucune procédure disciplinaire n'avait été prise, selon le motif qu'aucune plainte n'avait été déposée par la joueuse.

Trois ans plus tard, une joueuse mineure s'est plainte d'un soin « proche de ses parties intimes ». Prévenu, l'ancien directeur général de la FFR, Laurent Gabbanini, avait alors décidé d'interdire le kiné de recevoir la joueuse à nouveau, avant de le « déporter vers les U20 ».

Les réactions

L'ancien directeur médical de la FFR, Jacques Girardin, a dénoncé « une enquête interne déloyale et partiale » après avoir été mis à pied. Il nie toute responsabilité dans l'affaire.

L'audit assure détenir un « corpus de récits cohérent, précis et circonstancié, qui dépasse le registre du ressenti subjectif ou du malentendu isolé ». Il ajoute que « l'absence de réactions managériales claires a conduit les joueuses à garder le silence pendant plusieurs années ».

Les conséquences

Le licenciement du kiné et la mise à pied de Jacques Girardin sont les conséquences directes de l'audit. Une enquête administrative du ministère des Sports a innocenté David Courteix en début d'année 2026.

L'affaire a également mis en lumière les dysfonctionnements au sein de la FFR, notamment en ce qui concerne la gestion des signalements et la protection des joueuses.

Et maintenant ?

L'enquête pénale se poursuit, et la FFR devra rendre des comptes sur sa gestion de l'affaire. Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour déterminer les conséquences de cette affaire pour la FFR et pour les personnes impliquées.

Il est important de noter que cette affaire a des implications plus larges sur la culture du sport et la protection des athlètes, notamment des femmes, contre les abus et les agressions sexuelles.

En conclusion, l'affaire du kiné de l'équipe de France de rugby à 7 accusé d'agressions sexuelles est un événement grave qui a des conséquences importantes pour la FFR et pour le sport en général. Il est essentiel de prendre des mesures pour prévenir de tels incidents à l'avenir et pour protéger les athlètes contre les abus et les agressions sexuelles.