Comme le rapporte Le Figaro - Immobilier, Éric Ciotti, nouveau maire de Nice depuis les dernières élections municipales, annonce une baisse significative des taxes foncières et de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Cette mesure, effective dès cette année, s’inscrit dans la droite ligne des promesses de campagne du maire LR et vise à corriger les hausses votées en 2024 sous le mandat de Christian Estrosi. Pour les propriétaires concernés, cela représente un allègement budgétaire immédiat de l’ordre de 50 millions d’euros.

Ce qu'il faut retenir

  • Baisse des taxes foncières et de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires à Nice dès 2026.
  • Allègement total estimé à 50 millions d’euros pour les propriétaires concernés.
  • Cette mesure s’inscrit dans le cadre des promesses électorales d’Éric Ciotti, nouveau maire de Nice.
  • Elle vise à annuler les hausses votées en 2024 sous l’ancienne municipalité dirigée par Christian Estrosi.
  • Nice, cinquième ville de France, compte un nombre important de résidences secondaires.

Une mesure phare pour les propriétaires niçois

Dès cette année, Éric Ciotti, élu maire de Nice en 2026, met en œuvre une réduction ciblée des impôts locaux pour les propriétaires de résidences secondaires. Selon ses déclarations, cette décision permettra de leur restituer 50 millions d’euros collectés en trop ces dernières années. « Je vais rendre 50 millions d’euros aux propriétaires » a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse, soulignant l’urgence de corriger les politiques fiscales précédentes. L’objectif affiché est double : soutenir le pouvoir d’achat des ménages et relancer l’attractivité immobilière de la ville.

Cette baisse concerne spécifiquement deux taxes : la taxe foncière, qui pèse sur la propriété immobilière, et la taxe d’habitation pour les résidences secondaires. Les deux dispositifs avaient connu des augmentations successives en 2024, sous la mandature de Christian Estrosi, alors maire de Nice. Éric Ciotti justifie cette mesure par la nécessité de « rendre justice aux Niçois » et de « restaurer une fiscalité plus équitable ».

Un retour en arrière sur les hausses de 2024

La décision d’Éric Ciotti s’inscrit en réaction directe aux politiques fiscales menées en 2024 par l’administration précédente. À l’époque, Christian Estrosi, alors en poste, avait fait voter une série de hausses des impôts locaux pour financer des projets urbains et des dépenses sociales. Ces augmentations avaient suscité des critiques de la part des propriétaires et des associations de défense des contribuables, dénonçant une fiscalité devenue « insoutenable » pour de nombreux ménages.

Le nouveau maire estime que ces hausses étaient « disproportionnées » et ont pesé sur le marché immobilier local. En réduisant ces taxes, il souhaite non seulement soulager les propriétaires, mais aussi encourager l’investissement dans l’immobilier niçois. « Nice doit rester une ville attractive, et la fiscalité ne doit pas être un frein » a-t-il expliqué. Cette mesure s’ajoute à d’autres initiatives visant à dynamiser l’économie locale et à attirer de nouveaux résidents.

Nice, une ville aux résidences secondaires nombreuses

Avec plus de 150 000 résidences secondaires selon les dernières estimations, Nice se positionne comme une ville où la pression fiscale sur les logements vacants ou secondaires est particulièrement sensible. Ces logements, souvent détenus par des propriétaires parisiens ou étrangers, représentent une part significative du parc immobilier local. La taxe d’habitation sur ces résidences avait été particulièrement critiquée, car elle était perçue comme une double peine pour des logements parfois peu occupés.

La baisse annoncée par Éric Ciotti devrait donc avoir un impact concret sur le portefeuille de ces propriétaires. Elle intervient également dans un contexte où la ville cherche à équilibrer ses finances tout en maintenant son attractivité touristique. Les recettes fiscales issues de ces taxes pourront être réinvesties dans des projets prioritaires, comme la rénovation des espaces publics ou le développement des transports.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront à finaliser les modalités pratiques de cette baisse fiscale, notamment le calendrier précis de remboursement ou de crédit d’impôt pour les propriétaires concernés. La mairie de Nice devra également communiquer clairement sur les critères d’éligibilité et les démarches à suivre. Cette mesure pourrait être étendue à d’autres taxes locales si son impact budgétaire s’avère maîtrisable. Une première évaluation des recettes perdues pour la ville est attendue d’ici la fin du premier semestre 2026.

Cette décision marque ainsi une rupture avec la politique fiscale précédente et pourrait servir de test pour d’autres villes confrontées à des enjeux similaires. Pour les propriétaires niçois, l’attente est désormais de voir concrétiser cette promesse dans les meilleurs délais.

Les critères précis seront définis par la mairie de Nice. Ils concerneront probablement les propriétaires de résidences secondaires déclarées comme telles au fisc, sans distinction de nationalité ou de statut résidentiel. Une déclaration spécifique pourrait être requise.