Europol a annoncé avoir retrouvé la trace de 45 enfants ukrainiens déplacés de force, suite à une enquête coordonnée basée sur des informations publiques (OSINT). Cette opération a mobilisé 40 enquêteurs de 18 pays, la Cour pénale internationale (CPI) et d'autres partenaires non-gouvernementaux. L'objectif était d'identifier et de localiser des enfants transférés de force ou déportés vers les territoires ukrainiens temporairement occupés par la Russie, la Russie et la Biélorussie.
Ce qu'il faut retenir
- Europol a retrouvé la trace de 45 enfants ukrainiens déplacés de force.
- L'enquête a mobilisé 40 enquêteurs de 18 pays et la CPI.
- Des informations cruciales ont été transmises aux autorités ukrainiennes.
Des déplacements forcés inacceptables
Selon les informations de Kiev, environ 20 000 enfants ukrainiens ont été déplacés de force, un chiffre confirmé par Europol. Certains de ces enfants ont été adoptés par des ressortissants russes, tandis que d'autres sont retenus dans des camps de rééducation ou des hôpitaux psychiatriques, révèle Europol.
Des rapports précieux pour localiser les enfants
Après une enquête à La Haye les 16 et 17 avril, 45 rapports contenant des informations cruciales pour localiser les enfants ont été transmis aux autorités ukrainiennes. Ces rapports incluent les itinéraires des déplacements forcés, les personnes ayant facilité la déportation, ainsi que les lieux où les enfants ont été emmenés.
Accusations de crimes contre l'humanité
En mars, la Commission d'enquête internationale des Nations unies a déclaré que les autorités russes avaient commis des crimes contre l'humanité, incluant des déportations et des transferts forcés d'enfants. La CPI avait émis un mandat d'arrêt pour crimes de guerre contre Vladimir Poutine en 2023, l'accusant d'avoir illégalement déporté des enfants ukrainiens. La Russie justifie ces déplacements comme une mesure de protection face aux hostilités en Ukraine.
