La Ferrari Luce, première voiture 100 % électrique du constructeur italien, affiche déjà complet en Chine après sa présentation en mai 2026. Selon Frandroid, tous les exemplaires réservés pour le marché chinois auraient été écoulés en quelques semaines, alors que le modèle peine à convaincre en Europe.

Ce qu'il faut retenir

  • La Ferrari Luce, dévoilée en mai 2026, est la première Ferrari 100 % électrique.
  • Tous les modèles réservés pour la Chine ont été vendus avant même leur livraison, selon Frandroid.
  • Le véhicule suscite des critiques en Europe, mais rencontre un succès immédiat en Asie.
  • La demande chinoise pour les voitures électriques de luxe dépasse largement l'offre actuelle.

Une électrique italienne qui divise en Europe, mais séduit en Chine

Présentée comme une révolution pour Ferrari, la Luce incarne l’entrée du constructeur dans l’ère électrique. Pourtant, côté européen, les réactions sont mitigées. Les puristes lui reprochent de s’éloigner de l’ADN mécanique et sonore des Ferrari thermiques, tandis que les défenseurs de la transition écologique saluent l’initiative. Selon Frandroid, « la Luce cumule les critiques sur les forums automobiles français et allemands, où les passionnés regrettent l’absence de bruit caractéristique des V12 ».

En revanche, côté Chine, la Luce suscite un engouement sans précédent. Dès son annonce, les précommandes ont afflué, au point que Ferrari a dû limiter les réservations. « Les clients chinois sont prêts à payer des surcoûts importants pour des véhicules électriques de luxe, autant dire que la demande dépasse largement l’offre », explique un analyste du secteur automobile interrogé par Frandroid.

Un marché chinois en ébullition pour les voitures électriques premium

La Chine représente aujourd’hui le premier marché mondial pour les véhicules électriques, avec une croissance annuelle de plus de 30 % selon les dernières estimations. Les marques européennes et américaines tentent de capter cette manne financière, mais Ferrari a pris une longueur d’avance avec la Luce. « Les milliardaires chinois voient dans cette voiture un symbole de statut social, au même titre qu’une Rolex ou un sac Hermès », précise un observateur du marché asiatique.

Ferrari n’a pas communiqué de chiffres précis sur les ventes en Chine, mais plusieurs concessionnaires locaux confirment à Frandroid que « les listes d’attente s’allongent de jour en jour ». La Luce, dont le prix dépasse les 400 000 euros, reste inaccessible pour la majorité de la population, mais cible une clientèle ultra-fortunée, prête à débourser des sommes importantes pour le prestige de la marque au cheval cabré.

Quelles perspectives pour Ferrari et ses concurrents ?

Le succès chinois de la Luce pourrait pousser Ferrari à revoir sa stratégie de production. Plusieurs sources indiquent que le constructeur italien étudie la possibilité d’augmenter ses capacités de fabrication, voire d’ouvrir une usine dédiée en Chine pour répondre à la demande. « À court terme, Ferrari devrait maintenir une production limitée pour préserver son image d’exclusivité, mais l’Asie représente un potentiel énorme », commente un expert du secteur.

Ce virage électrique n’est pas sans risque. En Europe, où la concurrence est féroce avec des modèles comme la Porsche Taycan ou l’Audi e-tron GT, Ferrari devra prouver que la Luce peut rivaliser en termes de performance et d’autonomie. Pour l’instant, côté performances, la Luce affiche une puissance de 1 000 chevaux et une accélération de 0 à 100 km/h en moins de 2,5 secondes, des chiffres qui devraient séduire les amateurs de sensations fortes.

Et maintenant ?

Ferrari devrait annoncer dans les prochains mois une extension de ses capacités de production pour la Luce, avec une livraison des premiers modèles chinois prévue pour la fin de l’année 2026. La marque pourrait également dévoiler une version encore plus exclusive, limitée à quelques exemplaires, pour entretenir l’aura de rareté qui fait son succès. Reste à voir si l’Europe suivra le mouvement ou si Ferrari devra se contenter d’un marché chinois en pleine expansion.

Si la Luce confirme son succès en Asie, elle pourrait bien devenir le nouveau graal des collectionneurs et des investisseurs, au même titre que les Ferrari thermiques des années 1960. Pour l’instant, les portes des garages européens restent ouvertes… mais vides.

La Luce est critiquée pour son abandon du moteur thermique, traditionnellement associé à l’identité des Ferrari. Beaucoup de passionnés regrettent l’absence du bruit caractéristique des V12, remplacé ici par le silence des moteurs électriques. De plus, certains estiment que le design ne reflète pas l’héritage sportif de la marque.