La mairie de Paris a annoncé, vendredi 29 mai, l’avancement au lundi 13 juillet du traditionnel feu d’artifice du 14 Juillet, tiré depuis la tour Eiffel, afin de rendre hommage aux victimes de l’attentat de Nice survenu dix ans plus tôt, le 14 juillet 2016. Cette décision, prise en accord avec l’Élysée, s’inscrit dans le cadre des commémorations nationales dédiées à cet événement tragique, selon Franceinfo – Faits divers.
Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris, a précisé dans un communiqué que cette mesure permettrait « de respecter le temps national de commémoration » des dix ans de l’attentat. « Le feu d’artifice annuel célébrant la Fête nationale, sur le Champ-de-Mars, sera avancé au soir du 13 juillet », a-t-il ajouté, confirmant que le défilé militaire du 14 Juillet serait maintenu comme chaque année.
Ce qu'il faut retenir
- Le feu d’artifice du 14 Juillet à Paris est avancé au 13 juillet 2026 en hommage aux victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016.
- Cette décision a été prise par la mairie de Paris « en accord avec le président de la République », a indiqué Emmanuel Grégoire.
- Le défilé militaire du 14 juillet reste maintenu, tandis que le feu d’artifice sera tiré depuis la tour Eiffel le 13 juillet.
- L’attentat de Nice, revendiqué par Daech, avait causé la mort de 86 personnes et fait des centaines de blessés.
- En février 2026, la Cour de cassation a définitivement confirmé les condamnations à dix-huit ans de réclusion pour deux complices de l’attaquant.
Un hommage aux victimes de l’attentat de Nice
Le 14 juillet 2016, un attentat islamiste avait endeuillé la promenade des Anglais à Nice, où un camion-bélier foncé dans la foule avait fait 86 morts et des centaines de blessés. L’assaillant, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, avait été abattu par les forces de l’ordre sur place. L’organisation État islamique avait revendiqué l’attentat, mais les enquêteurs n’ont pu établir de lien direct entre le mouvement jihadiste et l’attaquant, soulignent les autorités judiciaires.
Pour marquer les dix ans de cette attaque, les commémorations officielles incluront donc le feu d’artifice avancé, un geste symbolique fort dans la capitale française, où les célébrations du 14 Juillet revêtent une dimension particulière. « Nous avons souhaité, en accord avec le président de la République, que cette édition soit placée sous le signe du souvenir et du recueillement », a déclaré Emmanuel Grégoire dans un message sur X (ex-Twitter) le 30 mai 2026.
Les commémorations de l’attentat et ses suites judiciaires
Depuis 2016, la France commémore chaque année l’attentat de Nice, l’un des plus meurtriers de son histoire récente. En février 2026, la Cour de cassation a rendu définitives les condamnations à dix-huit ans de réclusion criminelle pour deux hommes, Mohamed Ghraieb et Chokri Chafroud, reconnus coupables de complicité dans l’attentat. Leurs peines sont assorties d’une période de sûreté des deux tiers, ce qui signifie qu’ils ne pourront bénéficier d’aménagement de peine avant d’avoir purgé les deux tiers de leur condamnation.
Ces décisions judiciaires closes marquent un point final à l’enquête sur les complices directs de l’attaque, mais n’effacent pas la douleur des familles des victimes, dont certaines se rassemblent chaque année sur la promenade des Anglais pour des hommages privés. Côté autorités, l’État a maintenu son soutien aux victimes et à leurs proches, notamment via le fonds d’indemnisation des victimes du terrorisme (FIVT).
Dans un contexte où la menace terroriste reste une préoccupation majeure pour les autorités, cette décision rappelle aussi l’importance de la vigilance et de la mémoire collective face aux drames passés. Alors que la France commémore ces événements douloureux, la question de la prévention des attentats et du soutien aux victimes continue de figurer en bonne place à l’agenda des pouvoirs publics.
La mairie de Paris a décidé d’avancer le feu d’artifice au 13 juillet afin de respecter le temps national de commémoration des dix ans de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016. Cette mesure, prise en accord avec l’Élysée, permet d’honorer les victimes de cet événement tragique lors d’une cérémonie symbolique.