Un nouveau chapitre s’ouvre pour Fibre Excellence, le dernier papetier français encore en activité, placé en redressement judiciaire fin avril. Selon Le Figaro, une offre de reprise a été déposée lundi 1er juin devant le tribunal de commerce de Toulouse par des dirigeants du groupe. L’objectif affiché est clair : créer une nouvelle entité capable de reprendre l’intégralité des actifs et des **670 salariés** encore en poste.
Ce qu'il faut retenir
- Une offre de reprise déposée le 1er juin 2026 devant le tribunal de commerce de Toulouse par des dirigeants de Fibre Excellence
- L’objectif est de créer une nouvelle entité reprenant l’intégralité des actifs et des 670 salariés de l’entreprise
- Fibre Excellence, dernier papetier français, est en redressement judiciaire depuis le 27 avril 2026
- Les régions Occitanie et Sud-Paca soutiennent cette initiative
Cette démarche intervient alors que l’entreprise, propriétaire des deux dernières usines de pâte à papier de France, traverse une crise majeure. Le dépôt de l’offre, effectué à 12 heures précises, marque une étape décisive dans le processus de sauvegarde des activités industrielles françaises. Un porte-parole de Fibre Excellence a confirmé cette information à l’AFP, soulignant l’urgence de la situation et la volonté de préserver l’emploi local.
Un secteur en déclin, une filière à préserver
Fibre Excellence incarne aujourd’hui l’un des derniers bastions de l’industrie papetière française, un secteur en profonde mutation depuis plusieurs décennies. La fermeture successive des sites industriels a réduit à néant une filière autrefois florissante, mais dont l’activité reste indispensable pour certains secteurs comme l’emballage ou les produits sanitaires. Côté Occitanie, les autorités régionales ont déjà exprimé leur soutien à cette reprise, consciente du risque de désindustrialisation que représenterait la disparition de ce dernier acteur.
Pour autant, le redressement judiciaire de Fibre Excellence, prononcé le 27 avril 2026, avait placé l’entreprise dans une situation particulièrement fragile. Les créanciers et les partenaires sociaux attendent désormais avec attention la décision du tribunal de Toulouse, qui devra évaluer la viabilité de cette offre. Plusieurs scénarios sont possibles : une reprise totale, une cession partielle, ou, dans le pire des cas, une liquidation.
« L’objectif est de créer une nouvelle entité qui reprendra l’intégralité des actifs et des salariés. »
— Porte-parole de Fibre Excellence
Un enjeu économique et social majeur
Au-delà des chiffres, c’est tout un territoire qui est en jeu. Les deux sites de Fibre Excellence, situés à Tarascon (Bouches-du-Rhône) et Saint-Gaudens (Haute-Garonne), emploient directement 670 personnes, sans compter les emplois induits dans les sous-traitances locales. La disparition de l’entreprise aurait des répercussions bien au-delà des frontières régionales, fragilisant une filière déjà sous tension face à la concurrence internationale.
Les régions Occitanie et Sud-Paca, qui ont déjà apporté leur soutien financier et logistique dans le passé, pourraient jouer un rôle clé dans l’aboutissement de cette reprise. Leur implication pourrait prendre la forme de garanties publiques, de subventions ou d’aides à l’investissement, afin de sécuriser le projet industriel. Pour les salariés, cette offre représente une lueur d’espoir, même si l’incertitude demeure quant à la pérennité des emplois à long terme.
Cette affaire illustre une fois de plus les défis auxquels sont confrontés les secteurs industriels traditionnels en Europe, tiraillés entre la nécessité de modernisation, la pression concurrentielle et l’impératif de préservation de l’emploi. Pour Fibre Excellence, l’enjeu est double : sauver une entreprise emblématique et maintenir une filière stratégique pour l’économie française.
Fibre Excellence a été placé en redressement judiciaire le 27 avril 2026 en raison de difficultés financières persistantes, aggravées par la baisse de la demande en pâte à papier et la concurrence accrue des producteurs étrangers. Cette procédure permet à l’entreprise de continuer son activité tout en cherchant une solution de reprise ou de restructuration.
Le tribunal de commerce de Toulouse doit examiner l’offre déposée le 1er juin 2026 lors d’une audience prévue courant juin. Si elle est acceptée, une période de transition sera engagée pour créer la nouvelle entité et relancer les activités. Dans le cas contraire, une liquidation judiciaire pourrait être prononcée.