Le 25 février 2026, tandis que l’Assemblée nationale débattait des derniers amendements sur la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir, un rassemblement non déclaré a eu lieu devant le Palais-Bourbon, à Paris, selon nos confrères de Le Figaro. Cette manifestation a donné lieu à 38 interpellations d’opposants à la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie.
Les gendarmes en faction devant le parlement ont constaté la présence d’une cinquantaine de personnes assises au sol, place du Palais-Bourbon, vers 20 heures. Une banderole posée sur les pavés affichait : « Il y a des ordres injustes qui cachent les pires désordres ». Les effectifs de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) ont alors pris attache avec un homme muni d’un mégaphone, qui s’est présenté comme « veilleur » et a expliqué que les participants entendaient se tenir à proximité du Palais-Bourbon au moment où les députés examinaient les ultimes amendements du texte sur la fin de vie.
Ce qu'il faut retenir
- 38 personnes ont été interpellées lors d’un rassemblement non déclaré devant l’Assemblée nationale
- Les manifestants étaient opposés au projet de loi sur l’aide à mourir
- Les deux organisateurs présumés ont été placés en garde à vue
- Les autres manifestants ont été laissés libres, dans l’attente d’éventuelles convocations
Le contexte
Le rassemblement a eu lieu alors que l’Assemblée nationale débattait des derniers amendements sur la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Le texte doit ensuite repartir au Sénat. Les députés ont examiné les quelque 2000 amendements, qui ont duré plus d’une semaine. Les scrutins, prévus à partir de 15 heures, devaient initialement se tenir mardi mais ont dû être repoussés d’une journée pour terminer l’examen des amendements.
Les interpellations
Les forces de l’ordre ont rappelé les règles applicables en matière de manifestation sur la voie publique, aucune déclaration préalable n’ayant été effectuée. Après les sommations réglementaires, demeurées sans effet, le porteur du mégaphone a été interpellé pour organisation d’une manifestation non déclarée. Un second individu, ayant pris le relais, a été interpellé pour le même motif. Les 36 autres personnes encore présentes après les sommations ont été interpellées dans la foulée pour participation à un attroupement.
Les réactions
Cinq députés se sont par ailleurs rendus dans les locaux de police où avaient été conduits les interpellés. Le parquet a décidé du placement en garde à vue des seuls deux organisateurs présumés. Les autres manifestants ont été laissés libres, dans l’attente d’éventuelles convocations.
Les débats sur la fin de vie et l’aide à mourir continueront de faire l’objet d’une attention particulière de la part de l’opinion publique et des médias. Les prochaines étapes de la procédure législative seront décisives pour l’avenir de cette loi.
