À partir de l’été 2026, les personnes âgées de plus de 70 ans qui emploient une aide à domicile verront leur facture augmenter. Le gouvernement a en effet décidé de supprimer les exonérations patronales dont bénéficiaient jusqu’ici ces salariés, une mesure annoncée par Libération dans un décret dont la publication est « imminente ».
Ce qu'il faut retenir
- Les plus de 70 ans ne pourront plus bénéficier des exonérations patronales pour l’emploi d’une auxiliaire de vie à domicile jusqu’à leurs 80 ans.
- Cette suppression s’appliquera « sans critères de ressources ni de vulnérabilité », selon le gouvernement, qui la juge comme une « niche sociale » avantagée les ménages les plus aisés.
- Un décret doit être publié « dans les prochaines semaines », selon Libération.
- Cette mesure pourrait entraîner une hausse moyenne des coûts pour les familles concernées, sans distinction de niveau de revenus.
- Le gouvernement justifie cette décision par la volonté de recentrer les aides sociales sur les publics les plus fragiles.
Une mesure ciblée, mais sans distinction de revenus
Jusqu’à présent, les seniors de plus de 70 ans qui employaient une aide à domicile bénéficiaient d’exonérations patronales, réduisant ainsi le coût de ces services. Désormais, cette disposition sera supprimée, et ce, « sans critères de ressources ni de vulnérabilité ». Autrement dit, même les ménages aisés ou ceux dont les revenus dépassent largement les plafonds habituels des aides sociales seront concernés par cette mesure. « Il s’agit d’une niche fiscale qui profite davantage aux plus riches qu’aux personnes réellement dans le besoin », a expliqué une source gouvernementale à Libération.
Cette suppression intervient dans un contexte où les dépenses publiques liées aux aides à la dépendance sont régulièrement pointées du doigt pour leur manque de ciblage. Selon le gouvernement, cette décision s’inscrit dans une logique de « justice sociale », afin de réallouer les budgets vers des dispositifs plus adaptés aux situations de précarité.
Un décret imminent, mais aucune date précise
D’après Libération, la publication du décret mettant fin à ces exonérations est « imminente ». Les modalités exactes de cette suppression, notamment son calendrier précis ou les éventuels dispositifs transitoires, n’ont cependant pas encore été détaillées. Les professionnels du secteur s’attendent à une entrée en vigueur « d’ici la fin du printemps ou au tout début de l’été », sans plus de précisions pour l’instant.
Cette mesure risque de peser sur le budget des familles déjà contraintes par l’augmentation des coûts liés au vieillissement. « Beaucoup de seniors comptent sur ces aides pour maintenir leur autonomie à domicile. Une hausse subite des dépenses pourrait les contraindre à réduire leur temps d’emploi ou à solliciter davantage leurs proches », confie un responsable d’une association spécialisée dans l’accompagnement des personnes âgées.
Cette décision s’inscrit dans une série de réformes visant à rationaliser les dépenses sociales. Reste à savoir si elle parviendra à atteindre son objectif de ciblage plus efficace des aides, sans pénaliser excessivement les classes moyennes et les seniors encore autonomes.
Tous les employeurs de plus de 70 ans qui embauchent une aide à domicile seront concernés par cette suppression, quels que soient leurs revenus ou leur situation de vulnérabilité.
Le décret doit être publié « dans les prochaines semaines », selon Libération. Son application pourrait intervenir dès l’été 2026, mais aucune date précise n’a encore été communiquée.
