Le vice-président exécutif des Républicains (LR) et député européen François-Xavier Bellamy a clairement affiché, lundi 25 mai 2026, son intention de voter pour le Rassemblement national (RN) en cas de second tour opposant le parti d’extrême droite à La France insoumise (LFI) lors de la prochaine élection présidentielle.
Selon Franceinfo – Politique, cette position a été exprimée lors d’une interview diffusée sur la plateforme de la radio publique, où il a également qualifié LFI de « plus grand danger pour la vie démocratique » de la France actuelle. François-Xavier Bellamy a ainsi appelé à combattre ce mouvement « par tous les moyens possibles », tout en soulignant le rôle clé de LR dans l’opposition à ce qu’il présente comme une menace majeure pour le pays.
Ce qu'il faut retenir
- François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de LR et député européen, a annoncé publiquement, le 25 mai 2026 sur Franceinfo, son intention de voter pour le RN au second tour en cas de duel face à LFI.
- Il a qualifié LFI de « plus grand danger pour la vie démocratique de notre pays aujourd’hui », selon ses propres termes.
- Bellamy a déclaré que LR était « la force politique la mieux à même de faire obstacle à LFI et à l’alliance de la gauche avec ce mouvement ».
- L’interview a été publiée à quelques mois de la prochaine élection présidentielle, prévue en 2027.
- Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de recomposition politique où LR cherche à clarifier sa ligne face à l’extrême droite et à la gauche radicale.
Une déclaration sans ambiguïté sur l’échiquier politique
François-Xavier Bellamy n’a laissé planer aucun doute sur sa stratégie électorale future. Interrogé par Franceinfo, il a confirmé que son vote irait naturellement vers le RN en cas de second tour l’opposant à LFI, un scénario qui semble de plus en plus probable dans les projections actuelles.
Pour lui, cette position s’appuie sur une analyse selon laquelle LFI représenterait une menace existentielle pour les institutions démocratiques. « Ma conviction profonde, c’est qu’aujourd’hui la force politique qui est la mieux à même de faire obstacle à La France insoumise, c’est Les Républicains », a-t-il insisté. — Autant dire que, dans sa logique, LR reste le rempart le plus crédible face à la gauche radicale, malgré les divisions internes au parti.
Cette prise de parole intervient alors que les sondages laissent entrevoir une possible qualification de Jordan Bardella pour le second tour de la présidentielle de 2027, face à un candidat de la gauche divisée ou à un représentant du camp présidentiel. Le RN, en pleine ascension dans les intentions de vote, pourrait ainsi se retrouver face à LFI, un scénario qui inquiète une partie de la classe politique traditionnelle.
LR en quête de repositionnement face à l’extrême droite
La déclaration de François-Xavier Bellamy s’inscrit dans une dynamique plus large au sein des Républicains, où la ligne à adopter face au RN fait débat. Certains cadres du parti prônent une alliance avec le Rassemblement national, tandis que d’autres y sont farouchement opposés, craignant une dilution de l’identité libérale et conservatrice de LR.
Pour Bellamy, qui incarne une ligne dure sur le plan sociétal et européen, le vote utile en faveur du RN au second tour apparaît comme une nécessité. Il a d’ailleurs rappelé que son parti devait incarner une « force d’opposition crédible » face à LFI, quitte à faire front commun avec l’extrême droite dans les urnes. — Une stratégie risquée, mais que certains observateurs analysent comme une tentative de survie politique pour LR, dont les scores électoraux ne cessent de reculer depuis plusieurs années.
À l’approche des échéances électorales, cette prise de position pourrait accélérer les discussions au sein du parti sur une éventuelle union des droites. Plusieurs figures de LR, comme Éric Ciotti ou Laurent Wauquiez, ont déjà évoqué la possibilité de listes communes avec le RN aux prochaines législatives, une idée qui reste cependant très contestée au sein de la formation.
Un contexte politique sous haute tension
La présidentielle de 2027 s’annonce déjà comme l’un des scrutins les plus incertains de la Ve République. Avec une gauche fragmentée et une droite traditionnelle en pleine recomposition, les scénarios sont multiples. Le RN, en tête dans plusieurs intentions de vote, pourrait se retrouver face à LFI ou à un candidat du camp macroniste, selon les alliances qui se dessineront d’ici là.
Dans ce paysage politique mouvant, les déclarations de François-Xavier Bellamy prennent une dimension stratégique. En affichant publiquement sa préférence pour le RN face à LFI, il envoie un signal fort aux électeurs de droite, mais aussi à ses propres collègues au sein de LR. Pour autant, cette position ne fait pas consensus, certains craignant qu’elle ne précipite le déclin de LR au profit du Rassemblement national.
À noter que cette interview survient quelques semaines après la publication d’un rapport parlementaire pointant les risques pour la démocratie en cas d’arrivée au pouvoir d’un parti radical. Une coïncidence qui, pour certains, n’en est pas une, tant les enjeux démocratiques sont au cœur des débats actuels.
Cette déclaration rappelle, si besoin était, que l’échiquier politique français reste en pleine mutation, où les frontières traditionnelles entre droite et extrême droite s’estompent peu à peu. Une recomposition qui pourrait redéfinir le paysage politique pour les années à venir.
Pour François-Xavier Bellamy, le RN est considéré comme le moindre mal face à LFI, qu’il qualifie de « plus grand danger pour la vie démocratique ». Dans sa logique, voter pour le RN reviendrait à faire barrage à ce qu’il présente comme une menace existentielle pour les institutions, plutôt que de laisser le champ libre à LFI en cas de victoire.