Alors que le sommet du G7 se tiendra du 15 au 17 juin à Evian, la ville suisse de Genève, limitrophe à la France, se prépare à un dispositif sécuritaire sans précédent. Selon Libération, cette mobilisation s’inscrit dans un climat de tension rappelant les événements chaotiques de 2003, lorsque des manifestations anti-mondialisation avaient dégénéré en violents affrontements aux abords des frontières franco-suisses.
Les autorités genevoises ont d’ores et déjà annoncé des mesures strictes pour encadrer les rassemblements prévus dans le cadre du sommet. Ces dispositifs incluent la fermeture partielle des frontières avec la France, une mobilisation massive des forces de l’ordre et un encadrement rigoureux des cortèges autorisés. Autant dire que le souvenir des débordements de 2003, qui avaient marqué les esprits par leur ampleur et leur violence, pèse lourd dans les préparatifs de cette édition 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Le G7 se tiendra du 15 au 17 juin 2026 à Evian, en Haute-Savoie.
- Genève, située à proximité de la frontière française, renforce ses dispositifs sécuritaires en prévision du sommet.
- Les autorités genevoises ont annoncé des manifestations strictement encadrées et une fermeture partielle des frontières avec la France.
- Les mesures s’inspirent des débordements de 2003, lorsque des affrontements violents avaient éclaté lors de rassemblements anti-mondialisation.
- Une mobilisation massive des forces de l’ordre est prévue pour éviter toute récidive.
Un dispositif sécuritaire inédit pour éviter une répétition des événements de 2003
C’est un scénario que Genève espère ne plus revivre. En 2003, lors du sommet du G8 à Évian-les-Bains, les manifestations contre la mondialisation avaient pris une tournure violente. Des heurts avec les forces de l’ordre, des barricades et des destructions de biens avaient émaillé les abords de la frontière franco-suisse, forçant les autorités à mobiliser des milliers de policiers et gendarmes. Treize ans plus tard, l’ampleur de ces événements reste dans les mémoires, comme le souligne un responsable de la police genevoise : « Nous avons tiré les leçons de 2003 », a-t-il déclaré à Libération. « Cette fois, nous ne laisserons pas la situation nous échapper ».
Pour éviter une répétition, les autorités genevoises ont décidé de serrer la vis. Les frontières avec la France seront partiellement fermées, notamment aux abords d’Annécy et de Thonon-les-Bains, deux villes situées à moins de 50 kilomètres d’Evian. Les points de passage comme le poste-frontière de Bardonnex feront l’objet d’un contrôle renforcé, avec des contrôles aléatoires et des fouilles systématiques pour les véhicules suspects. « Nous ne voulons pas de surprises », a expliqué un porte-parole des forces de l’ordre, ajoutant que « toute tentative de perturbation sera réprimée sans délai ».
Une coordination franco-suisse sous haute surveillance
La coopération entre la France et la Suisse est au cœur des préparatifs. Les deux pays ont mis en place une cellule de crise commune, pilotée par les ministères de l’Intérieur des deux pays. Des réunions techniques ont eu lieu tout au long du printemps pour coordonner les actions des forces de l’ordre et harmoniser les protocoles de répression. Selon les informations de Libération, un exercice commun a même été organisé en mai 2026 pour simuler une gestion de crise en cas de débordement.
Les autorités genevoises ont également obtenu le soutien de l’Union européenne, qui a déployé des experts en maintien de l’ordre pour épauler les forces locales. « L’objectif est d’éviter que des groupes radicaux ne profitent du sommet pour semer le chaos », a indiqué un diplomate européen. « Nous sommes prêts à agir en coordination avec les autorités françaises et suisses ». Des renforts policiers pourraient être envoyés depuis d’autres cantons suisses, voire d’Allemagne ou d’Italie, si la situation l’exige.
Le sommet du G7 à Evian s’annonce donc sous haute tension, non seulement pour les dirigeants réunis, mais aussi pour les villes voisines qui craignent de subir les conséquences de violences qu’elles espéraient définitivement derrière elles. Une chose est sûre : Genève et les autorités françaises ne prendront aucun risque pour garantir la sécurité de cet événement diplomatique majeur.