La start-up française Geolinks, spécialisée dans l'analyse des données géotechniques, a présenté ce lundi 25 mai sa nouvelle solution baptisée FlowTerra. Ce dispositif, intégrant des algorithmes d'intelligence artificielle, permet de modéliser et de sécuriser les sous-sols en temps réel. Frédéric Moinet, directeur des opérations et cofondateur de Geolinks, en a détaillé les enjeux lors de son passage dans l'émission French Tech sur BFM Business.
Ce qu'il faut retenir
- FlowTerra est une solution innovante développée par Geolinks, combinant IA et modélisation 3D pour surveiller les sous-sols.
- La technologie permet d'anticiper les risques géotechniques, comme les glissements de terrain ou les affaissements.
- Geolinks a été cofondée par Frédéric Moinet, aujourd'hui directeur des opérations, et d'autres experts du secteur.
- Cette solution s'inscrit dans une démarche de prévention des risques naturels et industriels.
- L'annonce a été faite lors de l'émission French Tech sur BFM Business, animée par Laure Closier.
Une technologie au service de la prévention des risques géotechniques
Avec FlowTerra, Geolinks propose une approche inédite pour analyser les sous-sols à l'aide de l'intelligence artificielle. La solution permet de générer des modèles 3D précis des terrains, en intégrant des données issues de capteurs et de relevés géotechniques. Frédéric Moinet a expliqué que l'objectif est de fournir aux industriels et aux collectivités un outil capable de détecter en amont les zones à risque, afin d'éviter des catastrophes comme les effondrements ou les infiltrations.
Selon lui, cette technologie répond à un besoin croissant de sécurité, notamment dans des secteurs comme le BTP, l'énergie ou les transports. « Les sous-sols mal maîtrisés peuvent entraîner des coûts humains et financiers considérables », a-t-il souligné lors de son intervention. La solution est déjà déployée dans plusieurs projets pilotes en France, avec des résultats encourageants.
Geolinks, une pépite de la French Tech à suivre
Fondée il y a plusieurs années, Geolinks s'est imposée comme un acteur clé dans le domaine de la géotechnique. La start-up, basée en France, compte parmi ses fondateurs des experts en ingénierie des sols et en intelligence artificielle. Son cofondateur, Frédéric Moinet, a rappelé que l'entreprise s'appuie sur une équipe pluridisciplinaire pour développer des solutions innovantes.
L'annonce de FlowTerra intervient dans un contexte où les risques géotechniques sont de plus en plus médiatisés. Entre les effondrements de bâtiments, les glissements de terrain ou les problèmes liés aux carrières souterraines, les enjeux de sécurité deviennent prioritaires. « Nous ne parlons pas seulement de technologie, mais bien de protection des populations et des infrastructures », a-t-il précisé. La solution s'adresse aussi bien aux collectivités locales qu'aux grands groupes industriels.
FlowTerra, une réponse aux défis actuels de la géotechnique
Parmi les principaux défis que FlowTerra ambitionne de relever figurent la détection précoce des risques de mouvement de terrain et l'optimisation des travaux de stabilisation. Grâce à l'IA, la solution peut analyser des volumes importants de données en temps réel, ce qui permet une réactivité accrue. « Notre technologie permet de passer d'une logique de réparation à une logique de prévention », a indiqué Frédéric Moinet.
Un exemple concret d'application pourrait concerner les zones urbaines densément peuplées, où les vides souterrains (carrières, anciennes mines) représentent un danger potentiel. FlowTerra pourrait ainsi aider les municipalités à cartographier ces zones et à prioriser les interventions. Les premiers retours des utilisateurs seraient déjà positifs, avec une amélioration notable de la précision des diagnostics géotechniques.
Cette avancée technologique illustre une fois de plus la capacité de la French Tech à proposer des solutions disruptives, alliant performance industrielle et utilité publique. Avec FlowTerra, Geolinks pourrait bien marquer un tournant dans la gestion des risques souterrains, un enjeu qui prend de l'ampleur à l'ère des changements climatiques et de l'urbanisation croissante.
Selon Frédéric Moinet, la solution s'adresse principalement aux secteurs du BTP, de l'énergie, des transports et des collectivités locales. Les industries extractives ou les gestionnaires d'infrastructures souterraines pourraient également y trouver un intérêt majeur.
Oui, la solution est déjà déployée dans plusieurs projets pilotes en France. Frédéric Moinet a indiqué que les premiers retours étaient encourageants, avec une amélioration de la précision des diagnostics géotechniques. Une généralisation progressive est envisagée d'ici la fin de l'année.