Le 25 septembre 2022, Giorgia Meloni marquait l’histoire en devenant la première femme à diriger l’Italie, portée par un récit politique puissant. Issue des quartiers populaires de Rome, elle avait su incarner l’ascension d’une figure populaire jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir. Selon France 24, trois ans et demi plus tard, cette « lune de miel » avec l’opinion publique italienne semble bel et bien terminée.

Ce qu'il faut retenir

  • Meloni première femme Première ministre italienne, élue le 25 septembre 2022.
  • Défaite au référendum sur la justice en mars 2026, marquant un tournant dans son mandat.
  • Fin du « mythe de l’invincibilité » de la dirigeante, selon les observateurs politiques.
  • Le scrutin de 2026 révèle une défiance croissante envers la politique gouvernementale.
  • Un moment charnière pour le gouvernement Meloni, confronté à une opposition renforcée.

Une ascension politique marquée par l’exemplarité

Giorgia Meloni, figure historique de Fratelli d’Italia, a bâti sa carrière sur un discours anti-système et une rhétorique populiste. Son élection en 2022 avait été saluée comme un symbole de changement, notamment dans un pays où le pouvoir était traditionnellement dominé par des hommes. Selon France 24, son parcours – de militante engagée dans les quartiers romains à la tête du gouvernement – avait nourri l’espoir d’une nouvelle ère politique. Pourtant, cette image d’invincibilité, soigneusement construite, commence à s’effriter.

Le référendum de mars 2026, un revers cuisant

Le scrutin organisé en mars 2026 sur la réforme de la justice a révélé une fracture entre le gouvernement et une partie de l’opinion publique. Le « non » l’a emporté, infligeant une défaite symbolique à Meloni. D’après les analystes, ce résultat reflète un mécontentement plus large envers sa politique, notamment sur les questions institutionnelles et économiques. « Le référendum marque la fin d’un cycle », a souligné un politologue cité par France 24, « l’Italie entre dans une phase de recomposition politique ».

Un mandat en sursis ?

Depuis son arrivée au pouvoir, Giorgia Meloni a mené une politique résolument conservatrice, axée sur la souveraineté nationale et la restriction des migrations. Pourtant, les défis s’accumulent : inflation persistante, tensions sociales et désormais une opposition parlementaire renforcée. « On assiste à une radicalisation des débats », a expliqué un observateur politique à France 24, « Meloni doit désormais composer avec une Assemblée moins docile ».

Et maintenant ?

Les prochains mois s’annoncent décisifs pour Giorgia Meloni. Les élections européennes de juin 2026, puis les législatives anticipées si la situation politique se dégrade, pourraient redessiner l’échiquier institutionnel italien. Les partis d’opposition, regroupés autour de figures comme Matteo Renzi ou Enrico Letta, pourraient profiter de ce climat pour proposer une alternative. Reste à voir si Meloni parviendra à inverser la tendance ou si son gouvernement entrera dans une phase de cohabitation forcée.

Une chose est sûre : le référendum de mars 2026 a sonné comme un avertissement. La Première ministre, autrefois intouchable, devra désormais naviguer dans un paysage politique bien plus hostile.

Le référendum de mars 2026 portait principalement sur une réforme de l’indépendance de la magistrature et la limitation des pouvoirs du parquet. Le gouvernement Meloni proposait notamment de réduire le rôle des procureurs dans les enquêtes et de modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature. Ces mesures, présentées comme une « modernisation » du système judiciaire, ont été perçues par ses détracteurs comme une tentative de contrôle politique sur la justice.