Ce mardi 26 mai 2026, le Giro entame sa troisième et dernière semaine avec une 16e étape courte mais exigeante, traçant sa route entre Bellinzona et Carì, en Suisse. Selon RMC Sport, les coureurs s’élanceront à 14h depuis le canton du Tessin pour un parcours de seulement 113 kilomètres, mais avec un dénivelé positif de 3 000 mètres à gravir. Une étape où les grimpeurs devront se montrer à la hauteur, tandis que le classement général reste sous haute tension après le jour de repos accordé la veille.
Ce qu'il faut retenir
- Une étape exclusivement suisse, la première depuis le début du Giro qui s’était élancé en Bulgarie pour ses trois premières étapes.
- Un parcours de 113 km avec une montée finale de 11,7 km à 7,9 % d’inclinaison moyenne, précédée de deux difficultés répertoriées pour le maillot de meilleur grimpeur.
- Jonas Vingegaard aborde cette étape avec une avance de 2 minutes et 26 secondes sur Afonso Eulalio et 2 minutes 50 sur Felix Gall, selon le classement général après la 15e étape.
- Le maillot cyclamen, symbolisant le classement par points, est en jeu : Paul Magnier ne dispose que de 14 points d’avance sur Jhonatan Narvaez, qui pourrait tenter de combler l’écart lors du sprint intermédiaire.
- L’équipe Visma-Lease a Bike, avec Vingegaard en tête, conserve un rôle clé dans la course, tandis que des baroudeurs comme Giulio Ciccone ou Enric Mas pourraient jouer les trouble-fêtes.
Un format réduit mais piégeux : la montagne dès les premiers kilomètres
La 16e étape du Giro 2026 s’annonce comme une épreuve de vérité pour les grimpeurs. Selon RMC Sport, le départ sera donné à Bellinzona à 14h, dans le canton du Tessin, pour une arrivée au sommet à Carì. Bien que le parcours soit court, il ne laisse aucun répit : après un sprint intermédiaire prévu à 47 km, les coureurs devront affronter deux ascensions répertoriées, dont celle de Leontica (3 km à 8,5 %), à gravir à deux reprises sur un circuit. Une configuration qui favorise les attaques des baroudeurs et des spécialistes des cols.
La montée finale, longue de 11,7 km avec une pente moyenne de 7,9 %, s’annonce comme le clou du spectacle. Le kilomètre Red Bull, où des secondes de bonification sont attribuées chaque jour, se situera au pied de cette ascension décisive. Autant dire que les favoris devront être vigilants pour ne pas perdre de temps dans cette dernière semaine décisive.
Classement général : Vingegaard sur un siège conducteur, mais la chasse est ouverte
Avec une avance confortable de 2 minutes et 26 secondes sur Afonso Eulalio et 2 minutes 50 sur Felix Gall, Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) semble intouchable. Comme le rapporte RMC Sport, le Danois a consolidé sa position lors de la 15e étape, samedi, où il a remporté sa troisième victoire d’étape de ce Giro. Pourtant, la prudence reste de mise : son rival Felix Gall, qui n’a encore jamais réussi à le battre, pourrait tenter de limiter l’écart dans les prochains jours.
Côté classement par points, la situation est plus serrée. Le Français Paul Magnier, en tête du maillot cyclamen, ne dispose que de 14 points d’avance sur son compatriote Jhonatan Narvaez. Ce dernier, en cas d’échappée réussie, pourrait marquer des points au sprint intermédiaire de 47 km et se rapprocher du leader. Une lutte qui s’annonce serrée pour le maillot violet, d’autant que plusieurs sprinteurs se sont plaints récemment de l’influence des motos sur la course.
Les favoris et outsiders : qui peut encore jouer les trouble-fêtes ?
Si Jonas Vingegaard est le grand favori pour conserver son avance, plusieurs coureurs pourraient tenter de le surprendre. Selon RMC Sport, Felix Gall (Movistar), toujours deuxième au classement général, reste le principal rival du Danois. Mais d’autres noms pourraient émerger dans cette 16e étape, notamment des grimpeurs spécialistes des arrivées en altitude. Giulio Ciccone (Lidl-Trek), connu pour son agressivité, est l’un des profils qui pourrait briller, tandis que Enric Mas (Movistar) ou Wout Poels (Unibet Rose Rockets) viseront probablement l’échappée.
Parmi les outsiders, Igor Arrieta (UAE Emirates-XRG), Aleksandr Vlasov (Red Bull-Bora-hansgrohe) et Einer Rubio (Movistar) pourraient également tenter leur chance. Le format court de l’étape limite les possibilités pour les coureurs moins explosifs, mais l’imprévisibilité du Giro laisse la porte ouverte à des surprises.
Le maillot de meilleur grimpeur en jeu : un parcours taillé pour les attaques
Avec deux ascensions répertoriées, dont Leontica à gravir deux fois, cette étape est idéale pour les coureurs en quête de points au classement de la montagne. RMC Sport souligne que les deux difficultés, placées avant la montée finale, pourraient permettre à certains coureurs de s’échapper et de marquer des points précieux. Un scénario qui pourrait rebattre les cartes pour le maillot bleu, actuellement porté par un coureur encore non identifié à ce stade de la course.
La bataille pour les points s’annonce donc intense, d’autant que les écarts peuvent se creuser rapidement dans les cols. Les équipes de grimpeurs, comme Lidl-Trek ou Movistar, devraient tout mettre en œuvre pour placer leurs leaders ou leurs équipiers dans les échappées du jour.
Cette 16e étape entre Bellinzona et Carì s’inscrit donc comme un nouveau test pour les leaders du Giro, mais aussi comme une opportunité pour les baroudeurs de marquer des points ou de s’emparer d’un maillot distinctif. Avec un parcours exigeant et une météo encore à préciser, les stratégies d’équipe seront déterminantes pour aborder sereinement les prochains jours de course.
L’équipe Visma-Lease a Bike, avec Jonas Vingegaard en tête, conserve un rôle clé dans la course. Selon RMC Sport, le Danois, solidement installé en tête du classement général, sera le grand favori en cas d’explication entre les principaux leaders. Son équipe devra veiller à contrôler la course et à limiter les attaques de ses rivaux, notamment Felix Gall et Afonso Eulalio, tout en préparant les relais pour la montée finale.