Quatre ans après le début de l’invasion russe en Ukraine, le bilan stratégique de ce conflit s’inverse progressivement. D’après BMF - International, Thierry Breton, ancien commissaire européen chargé du Marché intérieur et des Services, estime que la Russie de Vladimir Poutine a « perdu la paix ». Une analyse qui s’appuie sur les avancées militaires ukrainiennes et la capacité de Kiev à infliger des pertes significatives à Moscou.
Ce qu'il faut retenir
- L’Ukraine a résisté et « fait plier » la Russie en quatre ans, selon Thierry Breton, ancien commissaire européen.
- Environ 1 000 soldats russes par jour sont mis hors de combat, selon des estimations rapportées par BMF - International.
- Les frappes ukrainiennes ciblent désormais des sites énergétiques russes, comme un terminal pétrolier à Saint-Pétersbourg, affaiblissant l’économie de guerre de Moscou.
- Donald Trump et Vladimir Poutine se sont entretenus le 5 juillet 2026 sur la guerre en Ukraine et des sujets internationaux.
- L’Ukraine a lancé des nuées de drones contre Saint-Pétersbourg début juillet, renforçant sa capacité de frappe en profondeur.
Une résistance ukrainienne qui redessine le rapport de force
Pour Thierry Breton, cité par BMF - International, l’Ukraine a réussi à « résister et faire plier la Russie » en l’espace de quatre ans. Une affirmation qui s’appuie sur des données militaires et stratégiques. Côté ukrainien, la capacité à maintenir une pression constante sur le front et à frapper des cibles symboliques en territoire russe illustre une inversion des rapports de force initiaux. Les frappes récentes contre des infrastructures énergétiques, comme le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg début juillet, montrent une volonté de cibler directement les ressources vitales de l’économie russe.
Les pertes humaines russes, estimées à 1 000 soldats par jour — tués, blessés ou capturés — selon des sources citées par BMF - International, illustrent l’usure du conflit pour Moscou. Ces chiffres, s’ils sont exacts, confirment une escalade dans la violence et une difficulté croissante pour l’armée russe à tenir ses positions.
Les frappes ukrainiennes en profondeur : une nouvelle phase du conflit
Depuis le début du mois de juillet 2026, l’Ukraine a intensifié ses frappes de drones contre des cibles en Russie, notamment à Saint-Pétersbourg. Ces attaques, qui visent des infrastructures stratégiques, marquent une évolution dans la stratégie ukrainienne. Comme l’explique Sergueï Jirnov, cité par BMF - International, ces frappes ciblent désormais « le nerf de la guerre » : l’énergie et les ressources pétrolières russes. Une tactique qui semble porter ses fruits, selon plusieurs observateurs, en affaiblissant la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.
Ces opérations s’inscrivent dans un contexte où l’Ukraine cherche à exploiter les faiblesses logistiques de la Russie. Les terminaux pétroliers, les raffineries et les dépôts de carburant deviennent des objectifs prioritaires, comme en témoignent les attaques récentes à Saint-Pétersbourg et dans d’autres régions russes.
Un dialogue diplomatique en suspens : Trump, Poutine et Zelensky
Le 5 juillet 2026, Donald Trump, président des États-Unis, a eu un entretien téléphonique avec son homologue russe, Vladimir Poutine, ainsi qu’avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. D’après BMF - International, cet échange a porté sur la guerre en Ukraine et des sujets internationaux, sans qu’aucun détail précis ne soit révélé. Une initiative diplomatique qui intervient alors que les tensions entre Kiev et Moscou atteignent un nouveau palier.
Pour Hugues Pernet, premier ambassadeur de France en Ukraine, cité par BMF - International, « la valeur de la Russie en matière de puissance pétrolière baisse » avec l’apaisement du conflit au Moyen-Orient. Une analyse qui souligne l’impact indirect des dynamiques géopolitiques sur la guerre en Ukraine, où l’économie russe devient un front à part entière.
« Vladimir Poutine a perdu la paix. L’Ukraine a réussi, en l’espace de quatre ans, à résister et faire plier la Russie. »
— Thierry Breton, ancien commissaire européen
Les enjeux énergétiques : un levier ukrainien contre Moscou
L’Ukraine semble désormais privilégier une stratégie de « guerre économique » en ciblant les infrastructures pétrolières russes. Une approche qui rappelle les analyses de certains experts, comme Sergueï Jirnov, pour qui ces frappes visent à « trouver le nerf de la guerre ». Les attaques contre des sites énergétiques russes, dont un terminal à Saint-Pétersbourg, ont déjà provoqué des perturbations locales et pourraient avoir un impact plus large sur l’approvisionnement et les revenus de Moscou.
Cette tactique s’inscrit dans une logique de guerre asymétrique, où l’Ukraine compense son infériorité numérique par des frappes précises et des cibles hautement symboliques. Les drones ukrainiens, comme le Hornet, récemment déployé, jouent un rôle clé dans cette nouvelle phase du conflit. Leur capacité à frapper des cibles à plus de 1 000 kilomètres de la ligne de front renforce la portée des opérations ukrainiennes.
En définitive, le conflit en Ukraine entre dans une nouvelle ère, où la guerre conventionnelle se double d’une bataille économique et technologique. L’issue reste incertaine, mais les dernières évolutions suggèrent que l’Ukraine, malgré des défis immenses, dispose désormais d’atouts stratégiques pour faire plier la Russie.
D’après BMF - International, ces frappes visent à affaiblir l’économie de guerre de la Russie en perturbant ses approvisionnements pétroliers, essentiels pour financer l’effort militaire. En ciblant des infrastructures stratégiques comme les terminaux pétroliers, Kiev cherche à réduire la capacité de Moscou à soutenir son armée sur le long terme.