La ville allemande de Hambourg a définitivement abandonné l’idée de présenter une candidature pour organiser les Jeux olympiques d’été en 2036, 2040 ou 2044, à l’issue d’un référendum organisé ce dimanche 31 mai 2026. Selon Le Figaro, près de 55 % des électeurs se sont prononcés contre le projet, malgré une participation massive de 49,5 % des inscrits.

Ce qu'il faut retenir

  • Hambourg rejette à 55 % une candidature olympique pour 2036, 2040 ou 2044 lors d’un référendum local avec 49,5 % de participation.
  • Le comité olympique allemand (DOSB) doit désormais choisir, le 26 septembre 2026, entre Munich, Berlin et Cologne-Rhin/Ruhr pour représenter l’Allemagne.
  • Hambourg avait déjà abandonné une candidature pour les JO 2024 après un rejet référendaire en novembre 2015.
  • Les villes de Munich et de la région Rhin/Ruhr ont déjà obtenu l’aval de leurs populations, tandis que Berlin ne prévoit pas de référendum.

Un rejet massif après une consultation citoyenne

Plus de 1,3 million d’électeurs hambourgeois âgés de plus de 16 ans étaient appelés à se prononcer sur la candidature de la ville pour l’une des trois éditions des Jeux olympiques d’été. Parmi les 650 000 bulletins dépouillés, le « non » l’a emporté avec 55 % des voix, contre 45 % pour le « oui ». Ce résultat met un terme définitif au projet hambourgeois, alors que la ville était en lice avec Munich, Berlin et Cologne-Rhin/Ruhr pour représenter l’Allemagne dans la course à l’organisation de ces Jeux.

Le référendum de Hambourg s’inscrit dans une dynamique de consultation citoyenne engagée par le comité olympique allemand (DOSB) pour évaluer l’intérêt des populations locales. Cette consultation a révélé une division claire des opinions, avec une majorité de citoyens opposés à l’organisation d’un événement d’une telle envergure dans leur ville. « Ce vote montre que la population hambourgeoise ne souhaite pas porter le poids d’une candidature olympique », a commenté un porte-parole du DOSB.

L’Allemagne reste en lice pour les JO de 2036, 2040 ou 2044

Le DOSB a jusqu’au 26 septembre 2026 pour sélectionner la ville qui portera la candidature allemande devant le Comité international olympique (CIO). Trois projets sont encore en compétition : Munich, Berlin et Cologne-Rhin/Ruhr. Chacune de ces villes ou régions a déjà obtenu un soutien local, à des degrés divers. Munich, par exemple, avait enregistré un « oui » massif de 66,4 % lors d’un référendum en octobre 2025, avec une participation de 42 %.

Côté région Rhin/Ruhr, les 17 villes concernées ont toutes approuvé la candidature lors de consultations locales, avec une moyenne de 66 % de « oui ». Cologne, ville centrale du projet, a enregistré un score de 57,4 %. Kiel, candidate pour les épreuves de voile, a également obtenu l’aval de sa population avec 63,5 % de suffrages favorables. Berlin, quant à elle, ne prévoit pas d’organiser de référendum et mise sur une candidature « par défaut ».

Un historique de rejet des candidatures olympiques

Hambourg n’est pas une inconnue dans le paysage des candidatures olympiques allemandes. En novembre 2015, la ville avait déjà subi un revers similaire en rejetant à 51,4 % une candidature pour les JO 2024. Ce nouveau rejet confirme la réticence des Hambourgeois à endosser l’organisation d’un événement aussi complexe et coûteux. Depuis 1972, l’Allemagne n’a plus accueilli les Jeux olympiques, date à laquelle Munich avait organisé l’édition estivale.

Le dernier échec hambourgeois rappelle également les défis politiques et financiers auxquels sont confrontées les villes candidates. Les coûts exorbitants et les impacts environnementaux des Jeux suscitent régulièrement des oppositions locales, comme ce fut le cas à Rome, Boston ou Budapest ces dernières années. « Les référendums locaux sont devenus un passage obligé pour les candidats, car ils permettent d’évaluer la viabilité réelle d’un projet », souligne un expert en organisation sportive.

Et maintenant ?

Le DOSB devra trancher d’ici le 26 septembre 2026 entre Munich, Berlin et Cologne-Rhin/Ruhr pour représenter l’Allemagne auprès du CIO. Le choix dépendra non seulement des résultats des référendums locaux, mais aussi des arguments économiques, logistiques et politiques avancés par chaque ville. Une fois la candidature officielle déposée, le CIO examinera les dossiers et annoncera l’attribution des Jeux lors d’une session prévue plusieurs années avant l’événement. L’Allemagne, forte de son expérience olympique passée, mise sur une candidature solide pour tenter de récupérer l’organisation des Jeux d’été.

Quel impact pour le mouvement olympique ?

Ce rejet à Hambourg illustre les difficultés croissantes rencontrées par les villes pour obtenir le soutien de leurs citoyens en faveur d’une candidature olympique. Après des décennies où les Jeux étaient perçus comme une opportunité économique et sportive, les préoccupations environnementales, financières et sociales prennent désormais le pas dans le débat public. « Les Jeux ne sont plus automatiquement perçus comme un symbole de prestige », explique un analyste sportif. « Les villes doivent désormais prouver que l’événement apportera des bénéfices tangibles pour la population ».

Cette tendance pourrait influencer les futures candidatures, avec une préférence marquée pour des événements plus modestes ou des éditions échelonnées sur plusieurs villes. Le CIO, conscient de ces enjeux, a d’ailleurs introduit des critères plus stricts en matière de durabilité et d’héritage social pour les futures candidatures. Berlin, si elle est choisie, devra ainsi convaincre que son projet répond à ces nouvelles exigences.

En attendant, le monde olympique observe de près l’évolution de la candidature allemande, qui pourrait bien devenir un modèle pour les prochains cycles de sélection. Une chose est sûre : l’Allemagne, qui n’a plus accueilli les Jeux depuis 1972, est déterminée à retrouver une place centrale dans l’organisation de l’événement.

Le référendum du 31 mai 2026 a révélé une opposition claire des habitants, avec 55 % de votes contre la candidature. Les raisons évoquées incluent les coûts élevés, les impacts environnementaux et un manque de conviction sur les bénéfices pour la ville. Ce rejet s’ajoute à celui de 2015 pour les JO 2024, confirmant une réticence locale durable.

Le DOSB doit choisir entre Munich, Berlin et Cologne-Rhin/Ruhr d’ici le 26 septembre 2026. La ville sélectionnée présentera ensuite sa candidature au CIO, qui attribuera les Jeux (2036, 2040 ou 2044) lors d’une session ultérieure. Berlin, qui n’a pas organisé de référendum, mise sur une candidature « technique ».