Des bâtiments endommagés par une frappe du Hezbollah, dans le nord d’Israël, le 13 mars 2026. PHOTO Rami Shlush/REUTERS
Selon nos confrères de Courrier International, le Hezbollah a récemment signé un accord qui pourrait marquer un tournant dans sa stratégie militaire. Cet accord, conclu deux mois après l’assassinat de son secrétaire général Hassan Nasrallah, implique une séparation des fronts libanais et gazou et, implicitement, le désarmement du parti sur l’ensemble du territoire.
Ce qu'il faut retenir
- Hassan Nasrallah avait affirmé avant son assassinat que le Hezbollah ne cèderait pas malgré les pertes subies.
- Son successeur, Naïm Qassem, a accepté un accord impliquant le désarmement du parti.
- L’opération des bipeurs menée par Israël a tué ou blessé plus de 3 000 membres du Hezbollah.
- Le Hezbollah a d’abord joué le jeu de l’accord avant de revenir sur ses positions.
Un discours de résistance avant l’assassinat de Nasrallah
Le 27 septembre 2024, Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a été assassiné. Huit jours avant sa mort, il avait livré son dernier discours au lendemain de l’opération des bipeurs. Cette opération, menée par Israël, a tué ou blessé plus de 3 000 membres du Hezbollah. Dans son discours, Nasrallah a réaffirmé deux messages essentiels :
« Le front libanais ne s’arrêtera pas tant que l’agression contre Gaza ne cessera pas » ; « L’essentiel est de ne pas se laisser abattre par le coup, aussi fort soit-il ».
Ces déclarations traduisaient une volonté de maintenir la résistance malgré les pertes subies.
Un accord controversé sous la direction de Naïm Qassem
Deux mois après l’assassinat de Nasrallah, son successeur, Naïm Qassem, a donné son feu vert à un accord qui a été perçu comme une capitulation par certains. Cet accord impliquait non seulement la séparation des fronts libanais et gazou, mais aussi, de manière implicite, le désarmement du Hezbollah sur l’ensemble du territoire.
La question qui se pose est de savoir si le Hezbollah était réellement prêt à se désarmer ou s’il a signé cet accord sous la pression de son allié et de sa base populaire après une guerre dévastatrice pour le parti.
Une ambiguïté maintenue par le Hezbollah
Pendant quelques mois, le Hezbollah a maintenu une ambiguïté quant à ses intentions. L’un de ses cadres, dont le nom n’a pas été révélé, a indiqué que le parti avait d’abord joué le jeu de l’accord. Cependant, il est clair que le Hezbollah n’a jamais eu l’intention de se désarmer complètement.
Comme le rapporte Courrier International, le Hezbollah a finalement révélé ses véritables intentions, affirmant qu’il n’avait jamais été question de rendre les armes. Cette déclaration a été faite après une période de négociation et de pression internationale.
La situation reste tendue, et les prochaines semaines pourraient être cruciales pour déterminer l’évolution de la situation.
L’accord signé par le Hezbollah implique la séparation des fronts libanais et gazou et, implicitement, le désarmement du parti sur l’ensemble du territoire. Cependant, le Hezbollah a affirmé qu’il n’avait jamais eu l’intention de se désarmer complètement.
Les prochaines étapes pour le Hezbollah restent incertaines. Le parti pourrait continuer à maintenir une posture de résistance, tout en cherchant à négocier des conditions plus favorables. Les réactions internationales seront déterminantes pour l’avenir du Hezbollah et de la région.
