Il y a quelques décennies, un fait marquant secouait la Corée du Sud : l'histoire de Lee Seung-bok, un jeune garçon tué par des soldats nord-coréens lors d'une tentative d'insurrection ratée. Malgré son statut d'icône de la résistance anti-communiste et de source d'inspiration pour plusieurs générations, de nombreux jeunes Sud-Coréens actuels ignorent son existence.
Ce qu'il faut retenir
- Lee Seung-bok, symbole de la résistance contre les communistes en Corée du Sud, reste méconnu de la jeunesse actuelle.
- En 1968, des soldats nord-coréens tentèrent une révolution communiste dans le nord-est de la péninsule sud-coréenne, illustrant l'effervescence politique de l'époque.
- L'histoire de Lee Seung-bok rappelle l'influence des succès communistes au Vietnam sur les mouvements révolutionnaires ailleurs en Asie.
Contexte de l'époque
La soirée du 30 octobre 1968 fut le théâtre d'une intrusion nord-coréenne près de la ville d'Uljin, donnant naissance à un groupe de 120 soldats cherchant à instaurer le communisme dans le sud de la péninsule. Cette tentative, aujourd'hui impensable, s'inscrivait dans un contexte où les victoires communistes au Vietnam exerçaient une forte influence, notamment sur Pyongyang.
Plan révolutionnaire
Vers 1965-1966, Kim Il-sung et ses conseillers décidèrent d'appliquer au Sud le modèle vietnamien de révolution. Cette initiative se solda par une tentative avortée d'insurrection, illustrant la tension politique et militaire de l'époque.
En résumé, l'histoire tragique de Lee Seung-bok, bien que méconnue de certains aujourd'hui, demeure un témoignage poignant de l'effervescence politique et des luttes idéologiques qui ont marqué la Corée du Sud à une époque charnière de son histoire.
