La Hongrie est à la croisée des chemins avec le lancement de l'opération « Feu purificateur » (Tisztítótűz) par le Premier ministre Péter Magyar, selon Euronews FR. Cette initiative vise à mettre au jour la corruption en Hongrie et à demander des comptes à ceux qui ont participé à des activités de type mafieux au cours des seize dernières années. Le but est de libérer la Hongrie de l'emprise de la mafia économique et politique.

Ce plan d'action comprend 47 modifications législatives pour garantir le cadre juridique nécessaire. Péter Magyar a souligné que son groupe, Tisza, « débarrassera la Hongrie de la mafia économique », car c'est pour cela qu'il est entré en scène, a lancé un mouvement politique et s'est présenté aux élections. Il considère cela comme sa principale mission, affirmant que « que cela plaise ou non, nous allons libérer notre patrie de la mafia économique et politique ».

Ce qu'il faut retenir

  • Lancement de l'opération « Feu purificateur » pour lutter contre la corruption en Hongrie.
  • 47 modifications législatives prévues pour soutenir ce plan d'action.
  • Le Premier ministre Péter Magyar considère la lutte contre la mafia économique et politique comme sa principale mission.
  • Un processus de refonte constitutionnelle sera lancé à partir de septembre, avec l'objectif d'obtenir une Constitution approuvée par le peuple hongrois via un référendum.
  • La limitation à huit ans du mandat de Premier ministre et à douze ans pour les députés est prévue.

Contexte et objectifs

Péter Magyar a appelé les députés Fidesz-KDNP à choisir leur camp : celui de la mafia ou celui des Hongrois. Il a également demandé au président de la République, Tamás Sulyok, de démissionner, indiquant que Tisza allait demander sa révocation et que son mandat prendra fin après la révision de la Loi fondamentale. De plus, il a proposé que le président de la Cour constitutionnelle soit élu par les juges constitutionnels eux-mêmes et que la limite d'âge de 70 ans soit rétablie pour ces derniers.

Ces mesures visent à renforcer la transparence et la justice dans le pays. Péter Magyar a déclaré qu'une nouvelle Constitution hongroise sera élaborée à partir de septembre, avec la participation de l'ensemble de la société hongroise, et sera approuvée par référendum. Depuis le changement de régime, aucune Constitution n'est devenue « celle de la communauté nationale dans son ensemble ».

Réactions de l'opposition

L'opposition a dénoncé l'application du principe de culpabilité collective et la rhétorique « inacceptable » du chef du gouvernement. Gábor Toroczkai, président du groupe Mi Hazánk, a critiqué la méthode de réforme constitutionnelle, estimant qu'il faudrait convoquer une assemblée constituante. Bence Rétvári, président du groupe du KDNP, a réaffirmé son attachement aux valeurs chrétiennes et s'est indigné d'être assimilé à une mafia. Gergely Gulyás, président du groupe Fidesz, a jugé inacceptable le ton de Péter Magyar et affirmé qu'il ne combat pas une mafia, mais construit une dictature.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes incluront la mise en œuvre des modifications législatives et le lancement du processus de refonte constitutionnelle. Il reste à voir comment ces changements seront perçus et mis en pratique. Les réactions de l'opposition et les répercussions sur la politique hongroise seront à suivre de près.

En conclusion, le lancement de l'opération « Feu purificateur » marque une étape importante dans la lutte contre la corruption en Hongrie. Les défis à relever seront nombreux, mais l'engagement du gouvernement à créer un environnement plus transparent et juste est un pas dans la bonne direction. Les Hongrois attendent avec intérêt les résultats de ces efforts et leur impact sur le futur de leur pays.