Huit élèves d’un pensionnat de filles situé dans la ville kényane de Gilgil ont été arrêtées, accusées d’« incendie volontaire » après la mort de seize de leurs camarades dans un incendie qui a ravagé leur dortoir dans la nuit du 27 au 28 mai 2026. Selon Le Figaro, cette tragédie a profondément ému le pays, alors que les autorités mènent une enquête pour reconstituer les circonstances exactes de l’événement et en déterminer le mobile.
Ce qu'il faut retenir
- 16 élèves décédées dans l’incendie d’un dortoir dans un pensionnat de filles à Gilgil (Kenya), survenu entre le 27 et le 28 mai 2026.
- Huit élèves arrêtées pour « incendie volontaire », suspectées d’avoir provoqué délibérément l’incendie.
- L’enquête est toujours en cours pour établir les causes et le mobile de l’incendie, selon les déclarations de la police kényane.
- L’établissement, situé dans la région de Gilgil, à environ 120 km au nord-ouest de Nairobi, est un pensionnat exclusivement réservé aux filles.
- Les autorités continuent de recueillir des témoignages et d’analyser les indices disponibles pour reconstituer le déroulement des faits.
Un incendie dévastateur dans un pensionnat de filles
Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, un violent incendie a ravagé un dortoir du pensionnat de filles de Gilgil, situé dans le comté de Nakuru, à quelque 120 kilomètres au nord-ouest de Nairobi. L’incendie a causé la mort de seize élèves, âgées pour la plupart entre 13 et 17 ans, selon les premières informations transmises par les autorités locales. L’établissement, réservé uniquement aux filles, accueillait des pensionnaires venues de différentes régions du Kenya.
Dès l’aube, les secours sont intervenus sur place pour maîtriser les flammes et évacuer les élèves encore présentes dans les locaux. Les opérations de sauvetage se sont déroulées dans un climat de grande tension, les familles des victimes se rassemblant devant l’établissement dans l’attente d’informations. Les corps des seize élèves décédées ont été transportés à la morgue locale en vue de leur identification et de l’autopsie, tandis que les rescapées étaient prises en charge par des psychologues pour surmonter le traumatisme.
Huit adolescentes placées en garde à vue
Peu après l’incendie, la police kényane a annoncé l’arrestation de huit élèves, toutes mineures, soupçonnées d’avoir allumé l’incendie de manière délibérée. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces adolescentes auraient agi avec l’intention de provoquer le sinistre. Leur placement en garde à vue a été ordonné dans l’attente de leur présentation devant un tribunal pour mineurs.
Les enquêteurs ont indiqué que ces huit jeunes filles étaient parmi les pensionnaires du dortoir incendié. Leur mobile n’a pas encore été officiellement établi, mais les autorités évoquent plusieurs pistes, sans écarter la possibilité d’un conflit interne ou d’une vengeance. La police a précisé qu’elle poursuivait ses investigations pour recueillir l’ensemble des témoignages et analyser les indices matériels retrouvés sur les lieux.
« Les enquêteurs continuent d’enregistrer des dépositions et d’analyser tous les indices disponibles pour reconstruire le déroulement des événements, établir toutes les circonstances des événements et déterminer le mobile », a expliqué la police kényane dans un communiqué.
Une enquête en cours pour éclaircir les circonstances
L’enquête, ouverte dans la foulée de l’incendie, mobilise les forces de l’ordre ainsi que des experts en criminalistique. Les autorités kényanes ont confirmé qu’elles reconstituaient pas à pas le fil des événements pour comprendre comment le feu s’est déclaré et s’est propagé si rapidement. Plusieurs éléments, dont les déclarations des rescapées et l’analyse des lieux, sont scrutés à la loupe.
Côté politique, cette affaire a suscité une vive émotion au sein de la population et parmi les responsables locaux. Le gouverneur du comté de Nakuru a exprimé sa consternation face à cette tragédie, tout en appelant à une enquête rapide et transparente. À Nairobi, des voix s’élèvent déjà pour réclamer des mesures renforcées de sécurité dans les pensionnats et internats du pays, souvent confrontés à des défis logistiques et humains.
Cette affaire rappelle les risques encourus dans les établissements scolaires kényans, où les infrastructures vieillissantes et les effectifs parfois pléthoriques compliquent la gestion des situations d’urgence. Les résultats de l’enquête, ainsi que les éventuelles décisions politiques qui en découleront, seront suivis de près par l’opinion publique et les familles d’élèves.
Les huit élèves ont été arrêtées pour suspicion d’incendie volontaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, elles seraient à l’origine du départ de feu dans le dortoir, bien que leur mobile exact n’ait pas encore été officiellement révélé par les autorités.
Les enquêteurs continuent de recueillir des témoignages et d’analyser les indices matériels pour reconstituer le déroulement des faits. Une présentation des huit mineures devant un tribunal pour mineurs est attendue dans les prochains jours, une fois les expertises terminées.