Comme le rapporte Futura Sciences, IBM a annoncé une avancée majeure dans la technologie de gravure avec des puces 6 fois plus puissantes pour l'intelligence artificielle (IA). Cette nouvelle technologie, qui utilise une gravure en 0,7 nanomètre, permettra de créer des puces plus rapides ou moins gourmandes en énergie.

Une seule puce, « de la taille d'un ongle humain », contient près de 100 milliards de transistors. Cette avancée est le résultat de la feuille de route d'IBM vers l'ère ångström, qui vise à atteindre des performances de traitement de l'information de plus en plus élevées.

Ce qu'il faut retenir

  • La nouvelle technologie de gravure en 0,7 nanomètre permettra de créer des puces plus rapides ou moins gourmandes en énergie.
  • Une seule puce contient près de 100 milliards de transistors.
  • La technologie nanostack d'IBM permet d'empiler plusieurs couches de transistors les unes sur les autres.

La technologie nanostack

La technologie nanostack d'IBM permet d'empiler plusieurs couches de transistors les unes sur les autres. Cette approche doit permettre d'atteindre 0,1 nm. Elle permet en plus d'utiliser différents matériaux sur chaque couche et d'optimiser chacune séparément pour la vitesse ou l'efficacité énergétique.

La première itération de la technologie nanostack empile deux couches. Des transistors sont gravés sur une première couche de silicium, puis une nouvelle couche est ajoutée par-dessus, et de nouveaux transistors sont gravés sur celle-ci. L'une des difficultés a été de mettre au point un procédé dont la température reste sous 400 °C afin de ne pas faire fondre les connexions avec la couche inférieure.

Les performances de la nouvelle technologie

La nouvelle technologie promet des performances en hausse de 50 % à consommation égale, ou une réduction de la consommation énergétique de 70 % à performance égale. Les puces dédiées à l'accélération de l'IA peuvent atteindre environ 1 500 TOPS (téra opérations par seconde). Selon IBM, le passage à la technologie en 0,7 nm permettrait de multiplier ces performances par six, soit 9 000 TOPS.

Cela permettrait de réduire le temps d'entraînement d'un grand modèle de langage de trois mois à deux semaines. La technologie nanostack permet aussi de réduire de 40 % la taille de la SRAM, la mémoire vive intégrée sur la puce, diminuant la longueur des connexions et réduisant ainsi la latence.

Et maintenant ?

Il ne faudra pas s'attendre à voir les processeurs utilisant cette architecture débarquer sur le marché tout de suite. Pour l'instant, il s'agit d'une architecture générale, et ses partenaires devront concevoir leurs puces en s'appuyant sur celle-ci. La feuille de route d'IBM prévoit le début de production de masse en 2031.

En conclusion, l'annonce d'IBM marque une étape importante dans le développement de la technologie de gravure pour l'IA. Cette nouvelle technologie promet des performances accrues et une réduction de la consommation énergétique, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur le secteur de l'informatique et de l'IA.