Entre janvier et février 2026, la France a connu une série de 37 jours de pluie consécutifs, battant des records de pluviométrie depuis 1959. Cette situation inédite soulève des interrogations quant à l'influence du risque d'inondation sur la valeur des biens immobiliers.
Une menace persistante
Le 19 février, Vigicrues a maintenu des niveaux de vigilance élevés sur plusieurs cours d'eau français, soulignant la gravité de la situation. Les tempêtes Nils et Pedro ont exacerbé les pluies persistantes, provoquant des inondations dans plusieurs régions, notamment en Charente, Loire, Garonne, Dordogne et Charente.
Contraintes légales face au risque
La vente d'un bien en zone inondable est encadrée par la loi, obligeant les vendeurs à fournir un état des risques et pollutions (ERP) à l'acheteur, conformément à la législation en vigueur. Depuis octobre 2022, cette mention doit figurer dans les annonces immobilières, renforçant la transparence vis-à-vis des risques potentiels.
Impact sur les prix de l'immobilier
Une étude récente a démontré que les biens situés en zones inondables subissent des décotes significatives en fonction du niveau de risque. Par exemple, dans le Gard ou le Maine-et-Loire, les baisses de prix peuvent atteindre jusqu'à 22,96%. Cependant, la mémoire des inondations et l'attrait de certaines localisations peuvent atténuer ces effets négatifs.
Des propriétaires résilients
Des reportages ont mis en lumière des propriétaires restant optimistes malgré les risques d'inondation, arguant que d'autres critères peuvent compenser la décote liée à la situation géographique. Certains Français continuent même d'investir dans des zones inondables, conscients des risques mais prêts à s'adapter.
Prévisions et perspectives
Face à la crise immobilière et climatique actuelle, la question de l'impact des inondations sur le marché immobilier demeure prégnante. Les prochains mois permettront de mesurer l'évolution de cette tendance et l'adaptation des acteurs du secteur à ces nouveaux défis.
