D'après nos confrères de Capital, une femme a obtenu une indemnisation de plus de 1,2 million d'euros après avoir subi une amputation de la jambe gauche due à une infection nosocomiale contractée au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers. L'affaire remonte à décembre 2016, lorsque la patiente, alors âgée de 34 ans et assistante maternelle, a été hospitalisée pour une fracture à la cheville.

Les juges ont reconnu que l'infection, contractée lors de son hospitalisation, avait entraîné l'amputation de sa jambe gauche. L'établissement hospitalier a été condamné à lui verser plus de 1,2 million d'euros d'indemnisation, auxquels s'ajoutent plus de 210 000 euros d'intérêts de retard. L'hôpital devra également rembourser 124 000 euros à la Caisse primaire d'assurance maladie.

Ce qu'il faut retenir

  • La patiente a contracté une infection nosocomiale au CHU de Poitiers en 2016.
  • L'infection a entraîné l'amputation de sa jambe gauche.
  • L'établissement hospitalier a été condamné à lui verser plus de 1,2 million d'euros d'indemnisation.
  • L'hôpital devra également rembourser 124 000 euros à la Caisse primaire d'assurance maladie.

Les faits

La patiente avait été hospitalisée pour une première fracture de la cheville et avait contracté une infection. L'année suivante, elle subit une nouvelle fracture au même endroit et développe à nouveau une infection, cette fois causée par un staphylocoque doré, diagnostiqué en avril 2018. Après plusieurs mois de traitements inefficaces et ce que son avocate a qualifié d'«errance médicale» de 18 mois, l'amputation a été décidée par le personnel soignant en décembre 2020 et réalisée en novembre 2021.

La victime avait alors porté l'affaire devant la justice, réclamant 3,2 millions d'euros. Lors du procès, l'avocate de la plaignante a dénoncé «une série de manquements» et souligné que sa cliente avait été «laissée dans la nature», notamment faute d'orientation vers un infectiologue. Les juges ont reconnu que le suivi du dossier médical avait été «défaillant» et que l'infection était bien liée à son hospitalisation.

La décision de justice

Le tribunal administratif a confirmé que l'hôpital avait manqué à ses obligations envers la patiente. L'établissement dispose désormais d'un délai de deux mois pour faire appel. La décision de justice est une victoire pour la patiente, qui a subi une expérience traumatisante et a dû lutter pour obtenir justice.

Les conséquences

L'affaire soulève des questions sur la qualité des soins dans les hôpitaux et la nécessité d'une meilleure prise en charge des patients. Elle met également en lumière l'importance de la transparence et de la responsabilité dans le système de santé. La patiente a déclaré que «cette indemnisation ne pourra jamais compenser ce que j'ai vécu, mais je suis soulagée que justice soit enfin rendue».

Et maintenant ?

L'établissement hospitalier dispose d'un délai de deux mois pour faire appel. La patiente et son avocate attendent avec intérêt la suite des événements et espèrent que cette affaire contribuera à améliorer la qualité des soins dans les hôpitaux. La décision de justice est une étape importante dans la recherche de justice pour la patiente, mais il reste encore beaucoup à faire pour prévenir ce type d'erreurs médicales à l'avenir.

En conclusion, l'indemnisation record obtenue par la patiente est une victoire pour la justice et la transparence dans le système de santé. Elle soulève des questions importantes sur la qualité des soins et la nécessité d'une meilleure prise en charge des patients. Il est essentiel que les hôpitaux et les professionnels de la santé prennent des mesures pour prévenir ce type d'erreurs médicales et améliorer la qualité des soins.