Instagram, filiale de Meta, va informer les parents surveillant les comptes de leurs adolescents en cas de recherches répétées sur le suicide ou l'automutilation, selon nos confrères du Figaro. Les alertes seront transmises par courriel, SMS ou WhatsApp, ainsi que via l'application. En cas de notification, les parents recevront des conseils ou un numéro d'urgence pour aborder le sujet avec leur enfant, élaborés avec des professionnels de santé. Cette initiative sera lancée aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et au Canada avant de s'étendre à d'autres régions.

Ce qu'il faut retenir

  • Instagram va alerter les parents des adolescents sur les recherches liées au suicide ou à l'automutilation.
  • Des conseils et un numéro d'urgence seront proposés aux parents en cas d'alerte.
  • La mesure sera d'abord déployée dans certains pays avant une extension mondiale.

Mesure de protection des jeunes utilisateurs

Cette action s'inscrit dans une série d'initiatives prises par Instagram pour protéger ses jeunes utilisateurs. En 2024, la plateforme a introduit les comptes ados pour les utilisateurs de 13 à 18 ans. Ces mesures interviennent dans un contexte de préoccupations croissantes concernant les effets négatifs des réseaux sociaux et des IA, suite à des cas de suicide d'adolescents. Actuellement, un procès se déroule à Los Angeles contre Google et Meta, accusés de favoriser l'addiction des jeunes utilisateurs à YouTube et Instagram, entraînant des problèmes de santé mentale chez certains individus.

Évolution et adaptabilité de la mesure

Instagram a établi un seuil pour déclencher les alertes en fonction du nombre de recherches dans un laps de temps donné, mais se réserve la possibilité d'ajuster ce seuil. La filiale de Meta reconnaît qu'il peut y avoir des alertes sans motif d'inquiétude réel, mais estime que c'est un point de départ nécessaire, selon Le Figaro.

Ce qu'il faut retenir

  • Instagram fixe un seuil pour déclencher les alertes, susceptible d'être ajusté.
  • L'entreprise considère ces alertes comme un bon point de départ malgré le risque de fausses alertes.

Et maintenant ?

La question reste de savoir comment cette mesure impactera la santé mentale des jeunes et si elle sera efficace pour prévenir les situations de crise. Il convient de suivre de près les retours d'expérience et les évolutions potentielles de cette initiative.