Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a personnellement approuvé une nouvelle offensive contre Beyrouth, dans la nuit du mercredi 6 au jeudi 7 mai, selon Euronews FR. Cette frappe aérienne, qui vise la banlieue sud de la capitale libanaise, où se situe le Hezbollah, constitue une première depuis le cessez-le-feu signé avec le Hezbollah le 17 avril dernier.
La dernière offensive israélienne sur Beyrouth remontait au 8 avril et avait fait plus de 350 morts. Cette nouvelle attaque met ainsi davantage de pression sur un accord fragile, qui ne concernait pas le sud du pays. Une source proche du groupe militant Hezbollah, soutenu par l'Iran, a déclaré que « Malek Ballout, le commandant des opérations de la force Radwan » a été tué lors de cette frappe.
Ce qu'il faut retenir
- Israël a bombardé de nouveau Beyrouth, dans la nuit du mercredi 6 au jeudi 7 mai.
- Cette attaque constitue une première depuis le cessez-le-feu signé avec le Hezbollah le 17 avril dernier.
- La frappe aérienne a touché la banlieue sud de la capitale libanaise, où se situe le Hezbollah.
- Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a personnellement approuvé cette offensive.
- Une source proche du groupe militant Hezbollah a déclaré que « Malek Ballout, le commandant des opérations de la force Radwan » a été tué.
Les conséquences de l'attaque
De nombreux habitants de la banlieue sud avaient déjà quitté les lieux après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre, en mars, et ne sont pas revenus malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril. Beyrouth et sa banlieue sud avaient été épargnées par les attaques israéliennes depuis le 8 avril, date à laquelle des frappes israéliennes massives dans tout le pays ont tué plus de 350 personnes.
Le sud du pays a également été touché par les frappes israéliennes. Le ministère de la Santé du pays a indiqué que plusieurs bombardements ont fait au moins onze morts, ce mercredi. À Saksakiyeh, quatre personnes ont été tuées et 33 blessées, dont six enfants et quatre femmes. L'agence de presse nationale libanaise a rapporté que « des avions de guerre israéliens avaient lancé une attaque visant Ghobeiri » dans la banlieue sud, un bastion du Hezbollah.
Les réactions internationales
Le chef de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré, ce mercredi, qu'il avait « vérifié 152 attaques contre les soins de santé qui ont fait 103 morts et 241 blessés ». « Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de santé primaire, et endommagé 16 autres hôpitaux », a-t-il ajouté.
Les termes du cessez-le-feu autorisent Israël à agir contre les « attaques planifiées, imminentes ou en cours » du Hezbollah. Lors d'une visite aux troupes dans le sud du Liban, où Israël a établi une « ligne jaune », le chef de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a déclaré qu'elles « saisiront toutes les occasions d'approfondir le démantèlement du Hezbollah et de continuer à l'affaiblir ».
La situation au Liban et à Beyrouth reste donc très préoccupante, avec des conséquences humanitaires importantes. Il est essentiel que les parties impliquées dans le conflit trouvent un moyen de mettre fin aux hostilités et de rétablir la paix dans la région.