Les habitants du sud de Beyrouth vivent dans la peur et l'incertitude après que des frappes israéliennes ont intensifié les bombardements dans la région, selon nos confrères de Courrier International. Le 5 mars 2026, une série d'explosions a secoué le sud de Beyrouth, entraînant l'effondrement d'au moins trois bâtiments et semant la panique parmi la population.

Ces événements sont considérés comme « les bombardements les plus intenses » qu'a connus la capitale libanaise depuis le cessez-le-feu de 2024 entre Israël et le Hezbollah, observe le New York Times. L'armée israélienne a émis un ordre d'évacuation en début d'après-midi, concernant l'ensemble des quartiers de la banlieue, de Ghobeiry à Hadath, en passant par Chiyah et Bourj el-Brajné, rapporte L'Orient - Le Jour.

Ce qu'il faut retenir

  • Les frappes israéliennes ont fait 123 morts et 683 blessés depuis le début de la semaine.
  • Près de 300 000 personnes auraient fui la zone selon des chiffres de l'armée israélienne repris par les médias libanais.
  • Le gouvernement libanais a prévenu que tout membre des gardiens de la révolution repéré sur le sol libanais serait arrêté et expulsé.

Le contexte du conflit

Le conflit qui oppose Israël et les États-Unis à l'Iran s'est étendu au Liban depuis lundi, avec l'Etat hébreu menant des frappes sur la capitale en réponse à des tirs de missiles du Hezbollah qui réagissait à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. Selon un bilan publié jeudi soir par les autorités libanaises, les frappes israéliennes ont fait 123 morts et 683 blessés depuis le début de la semaine.

La banlieue sud de Beyrouth, surnommée la « Dahiyé », est le fief chiite de l'organisation islamiste, alliée de l'Iran, au sein de la capitale libanaise, rappelle L'Orient - Le Jour. C'est notamment là qu'ont été assassinés l'ancien leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le 27 septembre 2024, et son successeur, Hachem Saffieddine, le 4 octobre suivant.

Les réactions des parties impliquées

Le ministre israélien d'extrême-droite Bezalel Smotrich a prévenu jeudi que « Dahiyé ressemblera bientôt à Khan Younès », une référence à la ville du sud de la bande de Gaza, largement rasée après plus de deux ans d'offensive israélienne contre l'enclave palestinienne suite au 7-Octobre, rappelle L'Orient - Le Jour.

Des dizaines de gardiens de la révolution en fuite ont quitté la ville jeudi soir, craignant d'être ciblés par Tsahal, selon Axios. L'armée israélienne avait lancé un ultimatum de 24 heures aux responsables iraniens présents au Liban, leur ordonnant de quitter le pays sous peine de frappes ciblées.

Les conséquences et les perspectives

Le Hezbollah libanais a revendiqué vendredi matin des tirs d'artillerie et de roquettes vers des positions de l'armée israélienne près de la frontière, selon L'Orient - Le Jour. Des tirs israéliens nocturnes ont également visé le sud du Liban, ciblant les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm, rapporte l'agence de presse libanaise officielle Ani.

Deux sources militaires israéliennes ont confié au New York Times que Tsahal avait pénétré sur le territoire libanais plus profondément qu'il ne l'avait auparavant révélé. L'armée israélienne a commencé à « rassembler des véhicules blindés le long de la frontière en vue d'une possible incursion terrestre beaucoup plus vaste ».

Et maintenant ?

La situation reste tendue et incertaine, avec des risques de nouveaux affrontements et d'escalade du conflit. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l'issue de cette crise et les conséquences pour les populations concernées. Il est difficile de prédire avec certitude comment les événements vont se dérouler, mais il est clair que les enjeux sont importants et que les parties impliquées doivent agir avec prudence et responsabilité pour éviter une aggravation de la situation.

En conclusion, la situation au Liban et dans la région reste complexe et volatile, avec des défis importants à relever pour rétablir la paix et la stabilité. Il est essentiel que les parties impliquées œuvrent ensemble pour trouver des solutions pacifiques et durables à ce conflit, qui a déjà causé tant de souffrances et de dégâts.