L'annonce par Israël d'un appel d'offres pour la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie a suscité une réaction ferme de la part de la France. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a qualifié cette initiative d'« extrêmement préoccupante » dans une déclaration rapportée par BFM - Politique ce dimanche 31 mai 2026. Selon les termes du ministre, cette décision risque d'aggraver les tensions dans une région déjà fortement divisée.
Ce qu'il faut retenir
- Israël a lancé un appel d'offres pour la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie, une mesure jugée « extrêmement préoccupante » par la France.
- Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU concernant les affrontements entre le Liban et Israël.
- Le gouvernement français et britannique ont proposé l'envoi d'une mission internationale pour rouvrir le détroit d'Ormuz, bloqué depuis plusieurs semaines.
- La France dénonce l'inacceptabilité du programme nucléaire iranien et appelle à un accord entre Téhéran et Washington pour éviter une escalade.
- En France, les célébrations de la victoire du PSG ont donné lieu à 780 interpellations, dont 480 à Paris, avec 57 forces de l'ordre blessées.
Une réaction française immédiate face à l'annonce israélienne
Dès l'annonce de l'appel d'offres israélien, Jean-Noël Barrot s'est exprimé avec fermeté. Pour le ministre, cette initiative « ne contribue pas à la stabilité de la région et risque d'alimenter les tensions ». Selon lui, ces constructions illégales au regard du droit international sapent les efforts de paix et compliquent toute négociation future. BFM - Politique précise que cette déclaration intervient alors que les relations entre Israël et les pays européens traversent une période particulièrement tendue, marquée par des divergences sur la question palestinienne.
Le détroit d'Ormuz et l'Iran au cœur des préoccupations diplomatiques
Parallèlement à cette crise, Jean-Noël Barrot a mis en avant d'autres enjeux majeurs pour la diplomatie française. Il a confirmé que la France et le Royaume-Uni proposent la création d'une mission internationale afin de garantir la libre circulation dans le détroit d'Ormuz, actuellement bloqué par des tensions entre l'Iran et plusieurs pays occidentaux. « Ni péage, ni blocage, ni chantage ne sont acceptables », a-t-il martelé, soulignant que cette voie maritime reste stratégique pour le commerce mondial.
Concernant le programme nucléaire iranien, le ministre a rappelé son caractère « inacceptable » pour la communauté internationale. Il a appelé Téhéran et Washington à trouver un accord rapidement, estimant que la situation actuelle « ne fait que des perdants ». Une position ferme qui s'inscrit dans la continuité de la ligne adoptée par Paris depuis plusieurs mois.
Une escalade des tensions au Liban et les appels à l'ONU
L'escalade des violences entre le Liban et Israël a également poussé la France à demander une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Jean-Noël Barrot a exprimé son inquiétude face à la dégradation de la situation, évoquant des « affrontements qui menacent de dégénérer ». Cette initiative diplomatique vise à éviter une nouvelle guerre ouverte dans la région, alors que les craintes d'un embrasement généralisé persistent.
Les célébrations du PSG marquées par des débordements
En France, la victoire du PSG en Ligue des champions a été célébrée dans la liesse, mais aussi dans le chaos. Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a dressé un bilan des incidents survenus lors des rassemblements festifs. Selon ses déclarations rapportées par BFM - Politique, 780 interpellations ont été recensées, dont 480 à Paris. Cinquante-sept forces de l'ordre ont également été blessées lors des affrontements. « La situation a été globalement sous contrôle », a-t-il tempéré, tout en reconnaissant que 71 communes ont connu des rassemblements ayant entraîné des débordements. Pour les célébrations prévues sur les Champs-de-Mars, le ministre a promis une réponse ferme : « Nous répondrons avec la même fermeté ».
La vie politique française sous les projecteurs
Outre ces crises internationales, Jean-Noël Barrot a profité de ses interventions pour commenter la vie politique française. Il a critiqué Rima Hassan, figure de l'extrême gauche, qu'il accuse d'être « une propagatrice de haine qui ne reconnaît pas le droit d'Israël à la sécurité et à l'existence ». Il a également visé Marine Le Pen, leader du Rassemblement National, qu'il a accusée de « dénigrer systématiquement notre pays ». Enfin, il a adopté un ton plus général pour décrire les extrêmes politiques, qu'il juge « les nouveaux conservateurs (...) qui n'ont comme seul projet politique que de dresser les Français les uns contre les autres ».
Quant aux tensions au Liban, leur évolution dépendra en grande partie de la capacité des acteurs régionaux à éviter une escalade incontrôlée. En France, les autorités devront tirer les leçons des débordements lors des célébrations sportives, alors que le gouvernement prépare déjà les dispositifs pour les prochains grands événements.
Les colonies israéliennes en Cisjordanie sont considérées comme illégales au regard du droit international, notamment par l'ONU et la Cour internationale de Justice. Leur construction viole le droit humanitaire et les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Plusieurs pays, dont la France, pourraient saisir les instances internationales pour condamner cette initiative.