En Italie, l'autorité de la concurrence a annoncé avoir sanctionné trois des principaux fabricants italiens de chips et de pop-corn pour une entente sur les prix de leurs produits vendus en supermarché. Les groupes Pata et Preziosi Food ont écopé chacun d'un peu plus de 7,5 millions d'euros d'amende, tandis qu'Amica Chips a été sanctionné de 8,24 millions d'euros, totalisant ainsi une amende de 23,3 millions d'euros.

Ce qu'il faut retenir

  • Sanction de 23,3 millions d'euros pour entente sur les prix de chips et pop-corn en Italie
  • Amendes de 7,5 millions d'euros pour Pata et Preziosi Food, 8,24 millions d'euros pour Amica Chips
  • Entente secrète entre les trois fabricants pour se répartir l'approvisionnement en snacks salés

Une entente secrète et complexe

Les trois sociétés ont été sanctionnées pour avoir mis en place une entente secrète, complexe et continue afin de se répartir l'approvisionnement en snacks salés vendus sous des marques de la grande distribution. En coordonnant leurs politiques commerciales, ils ont évité de devoir baisser leurs prix, ce qui a eu un impact sur les offres présentées aux supermarchés.

Coordination des offres et échanges sur WhatsApp

En 2016, Pata et Amica Chips ont harmonisé leurs offres pour les supermarchés Lidl. Par la suite, Preziosi Food s'est joint à l'entente en fournissant exclusivement les supermarchés du sud de l'Italie, laissant le centre et le nord du pays à Amica Chips. Des échanges sur WhatsApp en 2022 entre responsables ont montré la coordination pour maintenir les prix.

Selon des messages échangés, Preziosi Food refusait de produire des volumes supplémentaires de snacks pour des dépôts Lidl situés sur le territoire d'Amica Chips.

Collaboration et réduction d'amende

Les fabricants ont vu leur amende réduite après avoir admis leur culpabilité et coopéré à l'enquête. L'entente entre Pata et Amica Chips a duré plus de huit ans, de 2016 à 2024. Preziosi Food, plus petite société, a été rachetée en 2025 par un fabricant maltais.

Et maintenant ?

Les conséquences de cette affaire sur le marché des snacks en Italie restent à observer. Les fabricants sanctionnés devront revoir leurs pratiques pour respecter les règles de la concurrence.