Depuis plusieurs mois, les réseaux sociaux et les plateformes de streaming français voient émerger une figure inattendue : JB Hanak. Ce créateur de contenu, dont le nom résonne de plus en plus auprès des amateurs de culture japonaise, s’impose comme un pont entre la France et le Japon, en proposant une couverture en direct et en temps réel des événements majeurs de l’archipel. Comme le rapporte Libération, ce phénomène illustre une nouvelle manière de consommer l’actualité internationale, à travers le prisme d’un influenceur au style décalé et accessible.
Ce qu'il faut retenir
- JB Hanak, un influenceur français basé au Japon, s’est fait connaître pour ses retransmissions en direct des événements majeurs de l’archipel.
- Ses formats, mêlant humour et analyse, séduisent un public jeune et connecté, souvent en quête d’informations alternatives aux médias traditionnels.
- Il couvre des sujets variés : séismes, festivals, élections, ou encore innovations technologiques, avec une approche immersive et pédagogique.
- Son audience, principalement sur YouTube et Twitch, dépasse désormais les 500 000 abonnés, un chiffre en constante progression depuis 2024.
- Libération souligne que son succès reflète une tendance plus large : l’émergence d’une « diplomatie citoyenne » où des individus deviennent des relais d’information entre deux cultures.
- Ses interventions sont souvent relayées par des médias français et japonais, confirmant son rôle d’intermédiaire culturel.
Un parcours atypique entre la France et le Japon
Originaire de Lyon, JB Hanak s’installe au Japon en 2019, après des études en langues et une passion précoce pour la culture nippone. Comme l’indique Libération, son aventure commence sur les réseaux sociaux, où il partage des anecdotes sur la vie quotidienne au Japon, entre clichés et réalités. C’est en 2022, lors de la crise sanitaire et des confinements successifs, qu’il décide de se lancer dans le live streaming pour couvrir l’actualité japonaise en direct. Ses formats, souvent improvisés mais toujours documentés, attirent rapidement une communauté fidèle, avide de comprendre ce qui se passe « de l’intérieur ».
Ses vidéos, où il alterne entre commentaires en français et interactions avec des Japonais locaux, offrent une vision à la fois authentique et décomplexée du pays. Il a notamment couvert, selon Libération, le tremblement de terre de Noto en janvier 2024, les manifestations contre la réforme des retraites en 2025, ou encore les préparatifs des Jeux Olympiques de Tokyo en 2026. Autant de moments où son rôle de « journaliste citoyen » a été salué par les internautes.
Une nouvelle forme de journalisme en direct
Ce qui distingue JB Hanak des médias traditionnels, c’est sa capacité à rendre l’actualité japonaise accessible sans sacrifier la précision. Comme le précise Libération, ses lives s’appuient sur des sources multiples : chaînes d’information japonaises (comme NHK ou Fuji TV), réseaux sociaux locaux, ou encore contacts sur place. Il n’hésite pas à inviter des experts ou des témoins pour éclairer certains sujets, comme lors de ses décryptages des élections législatives japonaises en 2025.
Son ton, à la fois informel et documenté, séduit un public qui se détourne progressivement des formats journalistiques classiques. Il a expliqué dans une interview à Libération : «
Mon but n’est pas de remplacer les médias, mais de montrer qu’il existe d’autres façons de raconter l’actualité. Ici, on est dans l’instantané, mais aussi dans l’humain. Les gens veulent comprendre, pas juste être informés.» Une approche qui trouve un écho particulier auprès des moins de 35 ans, selon les données d’audience compilées par Libération.
Alors que les médias traditionnels peinent à toucher les jeunes générations, son modèle interroge : et si l’avenir de l’information passait par des passeurs comme JB Hanak ? Une question qui, pour l’instant, reste sans réponse — mais dont la pertinence ne fait aucun doute dans le paysage médiatique actuel.
Selon Libération, JB Hanak diversifie ses revenus grâce aux dons de ses viewers sur Twitch, aux partenariats avec des marques japonaises et françaises, ainsi qu’à la monétisation de ses vidéos YouTube. Il a également lancé une campagne de financement participatif en 2025 pour couvrir ses frais de déplacement lors des événements majeurs.