« Aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie de carburant », a affirmé ce samedi 25 avril 2026 le président Emmanuel Macron, en déplacement officiel en Grèce. Lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de sa visite de deux jours dans le pays, le chef de l’État français a cherché à minimiser les risques liés au double blocus imposé au détroit d’Ormuz, verrou stratégique pour les flux pétroliers mondiaux. Selon Libération, Emmanuel Macron a insisté sur la stabilité actuelle des approvisionnements, malgré les tensions persistantes entre l’Iran et les États-Unis.
Ce détroit, par lequel transite près du tiers du pétrole mondial, est depuis plusieurs mois au cœur des tensions géopolitiques. L’Iran, qui en contrôle l’accès depuis son littoral, multiplie les menaces de bloquer le passage en représailles aux sanctions américaines et aux pressions occidentales. « La situation est sous contrôle, mais elle reste très volatile », a reconnu le président français, tout en refusant de s’étendre sur les mesures concrètes prises par la France pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques. — autant dire que la prudence reste de mise dans un contexte où chaque incident peut dégénérer rapidement.
Ce qu'il faut retenir
- Emmanuel Macron a assuré ce samedi 25 avril 2026 qu’aucune pénurie de carburant n’est à craindre malgré le blocus iranien et américain du détroit d’Ormuz.
- Ce détroit, par lequel transite près de 30 % du pétrole mondial, est au cœur des tensions géopolitiques actuelles.
- Le président français était en déplacement officiel en Grèce pour deux jours, où il a tenu cette conférence de presse.
Un détroit sous haute tension
Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, est un point de passage obligatoire pour les navires transportant du pétrole en provenance du Golfe. Depuis plusieurs mois, Téhéran menace régulièrement de bloquer son accès en réponse aux sanctions économiques imposées par Washington. Ces dernières, renforcées sous l’administration américaine, visent à asphyxier l’économie iranienne, déjà fragilisée par des années de crise. — côté diplomatie, les marges de manœuvre restent étroites, et les risques d’escalade sont réels.
La France, comme d’autres pays européens, dépend en partie de ces approvisionnements. Bien que les stocks stratégiques soient régulièrement renouvelés, la question de la résilience des chaînes d’approvisionnement se pose avec acuité. Emmanuel Macron n’a pas détaillé les mesures prises pour garantir la continuité des livraisons, mais a souligné que « les dispositifs actuels permettent d’éviter toute rupture ».
La Grèce, étape clé d’une tournée diplomatique
Ce déplacement du président français en Grèce s’inscrit dans le cadre d’une tournée plus large visant à renforcer les liens économiques et sécuritaires entre l’Europe et les pays riverains de la Méditerranée orientale. À Athènes, Emmanuel Macron a notamment évoqué la coopération en matière de défense et d’énergie, deux sujets au cœur des discussions régionales. — la question énergétique, en particulier, est devenue un enjeu central après les crises répétées des dernières années.
La Grèce, qui mise sur le gazoduc EastMed pour diversifier ses sources d’énergie, est un partenaire stratégique pour la France dans cette région. Lors de sa visite, le président français a également abordé la question migratoire et la lutte contre le terrorisme, deux dossiers qui préoccupent les dirigeants européens.
Pour l’instant, les marchés semblent avoir pris note des déclarations d’Emmanuel Macron, mais la volatilité reste élevée. Les analystes soulignent que la moindre erreur de calcul ou incident pourrait rapidement faire basculer la région dans une crise plus grave. Dans l’attente des prochaines décisions, la prudence reste donc de mise.
Selon les experts, une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz entraînerait une hausse immédiate des prix du pétrole et des tensions sur les approvisionnements, notamment en Europe. Cependant, les pays européens disposent de stocks stratégiques pouvant couvrir plusieurs mois de consommation. La Commission européenne a déjà mis en garde contre les risques, mais aucune pénurie n’est envisagée à court terme.