Un voyage diplomatique sous haute tension

On l'avait vu aux JO de Milan Cortina, et le voilà maintenant en Arménie. JD Vance, le vice-président américain, a foulé le sol arménien ce lundi 9 février. Une visite éclair, mais qui pourrait bien marquer un tournant dans la région.

Pourquoi tant d'intérêt pour ce petit pays du Caucase ? Parce que Vance n'est pas venu les mains vides. Selon nos confrères de BMF International, il a dans ses bagages un accord qui fait déjà grincer des dents : la vente de technologies de drones d'une valeur astronomique de 11 milliards de dollars.

(D'ailleurs, 11 milliards, c'est à peu près le budget annuel de la SNCF. Autant dire que ça fait réfléchir.)

Un accord de paix sous l'œil de Trump

Alors, qu'est-ce qui se cache derrière cette visite ? Officiellement, Vance est là pour promouvoir l'accord de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Un accord signé en grande pompe sous l'égide de Donald Trump, il y a quelques mois.

Mais quand on y regarde de plus près, les choses sont un peu plus complexes. L'Arménie et l'Azerbaïdjan, c'est une vieille histoire de rivalités territoriales. Le conflit du Haut-Karabakh a laissé des traces, et la paix est encore fragile. Alors, un accord de paix, c'est bien. Mais un accord de paix avec des drones américains en prime, c'est autre chose.

Le truc, c'est que personne ne sait vraiment ce que pensent les Arméniens de cette manne technologique. Les médias locaux parlent d'une