Le 26 février 2026, un décret publié au Journal officiel a annoncé l'élevation de Jean-Michel Gal, psychiatre de la Guadeloupe, au grade de chevalier de la Légion d'honneur, à titre posthume. Selon nos confrères de Le Monde, cette distinction est une reconnaissance de son engagement et de son dévouement dans l'exercice de ses fonctions, malheureusement interrompues par son assassinat le 1er décembre 2025.
À l'âge de 67 ans, Jean-Michel Gal a été poignardé mortellement par un de ses patients au centre médico-psychologique du Gosier, sur l'île de Grande-Terre, où il travaillait. Rapidement interpellé, le mis en cause avait reconnu les faits et « expliqué son passage à l'acte par sa colère contre la psychiatrie en général et les traitements qui lui étaient prescrits », avait rapporté Caroline Calbo, la procureure de la République de Pointe-à-Pitre.
Ce qu'il faut retenir
- Jean-Michel Gal a été élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume.
- Il a été assassiné le 1er décembre 2025 par un de ses patients au centre médico-psychologique du Gosier.
- Le mis en cause a reconnu les faits et expliqué son acte par sa colère contre la psychiatrie.
- Un collectif de professionnels de santé de la Guadeloupe a défilé pour rendre hommage à Jean-Michel Gal et réclamer plus de moyens pour lutter contre l'insécurité en psychiatrie.
Contexte et conséquences
L'autopsie de Jean-Michel Gal a révélé « des plaies au niveau de plusieurs organes », et permis de constater qu'« une dizaine de coups » lui avaient été portés. Cet événement dramatique a suscité une vague de solidarité et de questions sur les moyens alloués à la psychiatrie en Guadeloupe. Le Conseil national de l'Ordre des médecins s'est alarmé d'une « constante augmentation » des agressions de médecins et s'est interrogé sur les moyens alloués à la psychiatrie de la Guadeloupe.
D'après Le Monde, l'établissement public de santé mentale de l'archipel affirme avoir pris en charge 12 378 patients en 2024, soit 3 % de la population guadeloupéenne, un chiffre en hausse de 22 % depuis 2019. Cette augmentation souligne la nécessité de renforcer les ressources et les mesures de sécurité dans les établissements de santé mentale.
Les réactions et les suites
Un collectif de la Guadeloupe réunissant une centaine de professionnels de santé avait défilé pour rendre hommage à Jean-Michel Gal et réclamer « plus de moyens » pour lutter « contre l'insécurité » en psychiatrie. Les participants, vêtus de blanc, ont marché entre Pointe-à-Pitre et Les Abymes pour attirer l'attention sur les conditions de travail et les risques encourus par les soignants dans ce domaine.
Comme le rapporte Le Monde, cette tragédie a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les professionnels de la santé mentale et les patients qu'ils soignent. Il est essentiel de prendre des mesures concrètes pour améliorer la sécurité et les conditions de travail dans les établissements de santé mentale, ainsi que pour accroître les ressources allouées à la psychiatrie.
En conclusion, l'assassinat de Jean-Michel Gal et son élevation au grade de chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume sont des rappels poignants de l'importance du travail des professionnels de la santé mentale et des défis qu'ils affrontent. Il est crucial que nous tirions des leçons de cette tragédie pour construire un avenir plus sûr et plus soutenant pour tous ceux qui travaillent dans ce domaine vital.
