Le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Jérémie Patrier-Leitus, a conclu ce lundi 6 avril que les documents révélés dans le cadre du litige opposant Rachida Dati à «Complément d'enquête» démontrent la bonne foi des deux parties impliquées.

Ce qu'il faut retenir

  • Rachida Dati avait accusé le magazine d'avoir tenté de payer un proche en échange de témoignages.
  • Les responsables de «Complément d'enquête» ont nié avoir proposé de l'argent à l'entourage de Dati.
  • Jérémie Patrier-Leitus a reçu des éléments prouvant la bonne foi des deux parties.

Contexte de l'affaire

Rachida Dati, alors ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris, avait dénoncé en février des tentatives de corruption de la part du magazine «Complément d'enquête». Elle affirmait que le magazine aurait proposé de rémunérer un membre de sa famille pour obtenir des informations la concernant, ce que les responsables de l'émission ont nié catégoriquement lors de leur audition.

Les conclusions de Jérémie Patrier-Leitus

Sous serment, Jérémie Patrier-Leitus avait envisagé de saisir la justice pour parjure, suite à ces allégations. Cependant, après avoir examiné les preuves fournies, notamment des e-mails, le député a déclaré que tant Rachida Dati que «Complément d'enquête» semblaient agir de bonne foi. Il a souligné ne pas avoir le rôle de juge ou de procureur dans cette affaire.

Et maintenant ?

La commission d'enquête sur l'audiovisuel public, qui a démarré fin novembre, doit achever ses auditions prochainement. Cette affaire met en lumière les tensions et les enjeux liés à la neutralité et au financement de l'audiovisuel public en France.