Le gouvernement burkinabè a rejeté un rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW) l'accusant d'avoir causé la mort de 1255 civils depuis 2023, déclarant ces allégations comme "fausses" dans un communiqué daté du 5 avril 2026, selon RFI.
Ce qu'il faut retenir
- Le gouvernement du Burkina Faso rejette un rapport de HRW l'accusant d'avoir tué 1255 civils depuis 2023.
- HRW affirme que l'armée burkinabè aurait causé deux fois plus de décès civils que les jihadistes pendant la même période.
Réaction du gouvernement burkinabè
Le gouvernement burkinabè a vivement contesté les conclusions du rapport de HRW, qualifiant les allégations de l'organisation de défense des droits de l'homme de mensongères. Selon les autorités, ces affirmations diffamatoires visent à discréditer l'armée burkinabè.
Défense des autorités burkinabè
Les autorités burkinabè insistent sur le fait que l'armée nationale agit dans le respect des droits de l'homme et affirment que les chiffres avancés par HRW sont infondés. Elles soulignent le dévouement des forces armées dans la lutte contre le terrorisme et mettent en avant leur engagement pour la protection des civils.
Comparaison des chiffres
HRW affirme que depuis 2023, l'armée burkinabè et ses alliés civils ont été responsables de plus de décès civils que les groupes jihadistes actifs dans la région. Cette conclusion remet en question l'efficacité des opérations militaires menées contre les groupes extrémistes au Burkina Faso.
Contestation des données
Malgré le rejet catégorique du rapport par le gouvernement, la controverse persiste quant aux actions réelles des forces armées et à l'impact de leur intervention sur la population civile. Cette polémique soulève des préoccupations quant au respect des droits de l'homme et à la responsabilité des autorités dans la protection des civils.
Position de HRW
Human Rights Watch maintient la véracité de ses conclusions et appelle à une enquête indépendante pour faire la lumière sur les allégations de violations des droits de l'homme impliquant l'armée burkinabè. L'organisation insiste sur la nécessité de garantir la protection des civils et de veiller à ce que les responsables de ces actes soient tenus pour responsables.
À ce stade, le gouvernement burkinabè conteste les chiffres avancés par HRW, mais aucun autre rapport n'a encore été publié pour corroborer ou infirmer ces données.
En conclusion, le rejet par le Burkina Faso du rapport de HRW soulève des interrogations sur la situation des droits de l'homme dans le pays et appelle à une plus grande transparence quant aux opérations militaires menées contre les groupes terroristes, selon RFI.
