À 71 ans, l’actrice et écrivaine Josiane Balasko évoque avec enthousiasme son rapport aux livres, une passion qui l’accompagne depuis l’enfance. Selon Ouest France, elle revient sur ses souvenirs liés à la « Bibliothèque verte », ses coups de cœur en science-fiction ou encore son admiration pour l’humour cinglant de Dorothy Parker. Une plongée dans l’univers littéraire d’une figure incontournable du cinéma français, où la liberté de ton reste un principe sacré.

Ce qu'il faut retenir

  • La « Bibliothèque verte », collection mythique des années 1960-1980, a marqué l’enfance de Josiane Balasko.
  • L’actrice se définit comme une grande lectrice de science-fiction, un genre qu’elle apprécie pour son imagination débridée.
  • Elle cite Dorothy Parker, autrice américaine connue pour son humour féroce, comme une de ses inspirations littéraires.
  • Josiane Balasko accorde une importance particulière à la liberté de ton dans l’écriture et la lecture.
  • Georges Perec, figure majeure de la littérature française, fait également partie de ses auteurs de prédilection.

Née en 1950 à Paris, Josiane Balasko a toujours entretenu un lien privilégié avec les mots. Selon Ouest France, c’est d’abord à travers les livres de la « Bibliothèque verte » qu’elle a découvert l’univers de la lecture. Cette collection, éditée par Hachette, a popularisé des récits d’aventures et de fantastique auprès de plusieurs générations de jeunes lecteurs. « Ces livres m’ont ouvert les portes d’un monde où tout était possible », confie-t-elle. Pour Balasko, la lecture a toujours été bien plus qu’un simple loisir : elle y a trouvé une forme de liberté absolue, un espace où l’imagination n’a pas de limites.

Outre les classiques de la « Bibliothèque verte », Josiane Balasko s’est également tournée vers la science-fiction, un genre qu’elle apprécie pour son audace et sa capacité à repousser les frontières du réel. « La SF m’a appris à penser différemment, à envisager des mondes où les règles du quotidien n’ont plus cours », explique-t-elle. Parmi ses auteurs préférés dans ce domaine, elle mentionne notamment Philip K. Dick et Isaac Asimov, dont les œuvres explorent des thèmes comme l’intelligence artificielle, les dystopies ou les voyages dans le temps. Pour elle, ces récits ne se contentent pas de divertir : ils invitent à réfléchir sur la société et l’avenir de l’humanité.

Autre passion littéraire de Josiane Balasko : l’œuvre de Dorothy Parker, écrivaine et poétesse américaine du début du XXe siècle. Connu pour son esprit acéré et son humour noir, Parker est une figure qui incarne pour Balasko l’art de dire les choses sans fard. « Elle avait ce talent pour décrire les travers humains avec une ironie qui fait mouche », souligne-t-elle. Parker, autrice de nouvelles et de poèmes, a marqué la littérature par son style direct et son refus des conventions. Un modèle pour Balasko, qui défend elle aussi une écriture sans compromis.

Mais c’est peut-être Georges Perec qui incarne le mieux, pour Josiane Balasko, l’alliance entre rigueur et liberté dans l’écriture. Membre de l’Oulipo, mouvement littéraire fondé sur des contraintes formelles, Perec est célèbre pour des œuvres comme « La Vie mode d’emploi » ou « La Disparition », roman écrit sans la lettre « e ». Pour Balasko, Perec représente l’exemple parfait de la créativité née de la contrainte. « Il a su transformer des règles en véritable jeu d’écriture, prouvant que la liberté peut naître de la structure », déclare-t-elle. Une philosophie qui résonne particulièrement avec sa propre approche de la littérature.

« La liberté de ton est ce qui compte le plus pour moi. Un livre doit vous bousculer, vous faire réagir, vous surprendre. Peu importe le genre, l’important est de sentir que l’auteur a osé prendre des risques. »
— Josiane Balasko, d’après Ouest France

Si Josiane Balasko est surtout connue pour sa carrière au cinéma, où elle a brillé dans des films comme « Les Bronzés » ou « Gazon maudit », elle a également écrit plusieurs romans et pièces de théâtre. Son parcours montre qu’elle n’a jamais séparé sa passion pour les mots de sa vie professionnelle. « Écrire, c’est une autre façon de jouer la comédie, sauf que là, je suis seule face à ma page », confie-t-elle. Un aveu qui révèle une facette moins médiatisée de cette artiste polyvalente.

Et maintenant ?

Alors que Josiane Balasko continue de partager ses réflexions sur la littérature à travers des interviews et des prises de parole, ses fans peuvent s’attendre à voir émerger de nouvelles réflexions sur son rapport aux livres. Son admiration pour des auteurs comme Perec ou Parker pourrait également inspirer une nouvelle génération de lecteurs à explorer des styles littéraires variés. Reste à savoir si elle prévoit de publier prochainement un nouvel ouvrage ou de participer à des événements dédiés à la littérature.

Josiane Balasko rappelle ainsi que la lecture reste un pilier essentiel de la culture, capable de transcender les époques et les genres. Pour elle, chaque livre est une aventure, et chaque auteur une porte d’entrée vers un monde nouveau.

Outre Dorothy Parker et Georges Perec, Josiane Balasko a également cité des auteurs comme Milan Kundera ou Marguerite Duras parmi ses préférés. Elle apprécie particulièrement leur capacité à mêler profondeur philosophique et style littéraire accessible.