Depuis plusieurs années, le Kazakhstan mise sur une transformation numérique ambitieuse pour moderniser son administration et dynamiser son économie. Selon Euronews FR, le pays accélère aujourd’hui l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans ses services publics, une stratégie qui commence à montrer des résultats concrets.
Cette refonte, entamée il y a près de deux décennies, vise à rendre 98 % des services publics accessibles en ligne d’ici 2027. Un objectif qui s’inscrit dans une volonté plus large de stimuler la croissance du PIB, d’améliorer l’efficacité administrative et d’attirer les investissements étrangers.
Ce qu'il faut retenir
- Le Kazakhstan a déjà digitalisé 93 % de ses services publics, contre 98 % prévus d’ici 2027, selon Euronews FR.
- L’intelligence artificielle est désormais intégrée à l’infrastructure des services de base, comme l’enregistrement des naissances ou la gestion des prestations sociales.
- Cette stratégie s’inscrit dans un processus entamé il y a près de vingt ans pour moderniser l’administration kazakhe.
- L’objectif affiché est de booster le PIB, d’améliorer l’efficacité et d’attirer les investissements grâce à cette digitalisation.
Une transition numérique entamée il y a deux décennies
Le Kazakhstan ne découvre pas la gouvernance numérique. Comme le rapporte Euronews FR, le pays a commencé à réorganiser ses services publics en ligne dès le début des années 2000. Une décennie plus tard, cette approche a pris une nouvelle dimension avec l’introduction progressive de l’IA.
Les services publics les plus courants — comme l’enregistrement d’une naissance, la mise à jour d’un statut familial ou la demande de prestations sociales — sont désormais accessibles en quelques clics. Cette accessibilité s’étend à la plupart des grands événements de la vie, transformant durablement les relations entre les citoyens et l’État.
L’IA au cœur de la modernisation administrative
L’intégration de l’IA ne se limite pas à la simple digitalisation des démarches. Selon les autorités kazakhes, elle permet d’optimiser les processus, de réduire les délais de traitement et d’améliorer la qualité des services rendus. Cette technologie est désormais déployée dans des domaines aussi variés que la gestion des impôts, les procédures judiciaires ou les services de santé.
« L’objectif est clair : rendre l’administration plus réactive et plus transparente », a expliqué un responsable gouvernemental cité par Euronews FR. « L’IA nous aide à identifier les goulots d’étranglement et à proposer des solutions adaptées aux besoins des citoyens. »
Des résultats visibles sur l’économie et l’attractivité du pays
Cette transformation numérique s’accompagne d’une ambition économique. Le Kazakhstan espère que cette modernisation renforcera sa compétitivité à l’international et attirera davantage d’investisseurs étrangers. Selon les dernières projections, la digitalisation pourrait contribuer à une hausse de 2 à 3 points de PIB d’ici 2030, en améliorant l’efficacité des entreprises et des administrations.
Côté attractivité, le pays mise sur son image de nation innovante pour séduire les entreprises technologiques et les start-up. « Nous voulons faire du Kazakhstan un hub régional pour les nouvelles technologies », a souligné un conseiller du président kazakh. « L’IA et la digitalisation sont des leviers majeurs pour y parvenir. »
Pour les observateurs, l’un des défis majeurs consistera à garantir la sécurité des données et à éviter toute fracture numérique entre les régions. Une question qui pourrait déterminer la pérennité de ce modèle innovant.
Selon Euronews FR, environ 7 % des services publics kazakhs ne sont pas encore accessibles en ligne. Ces derniers concernent principalement des démarches spécifiques ou des zones géographiques moins couvertes par le réseau numérique.
Le gouvernement kazakh n’a pas communiqué de chiffre officiel pour l’ensemble du projet. Cependant, les investissements dans les infrastructures numériques et l’IA représentent une part significative des dépenses publiques ces dernières années, avec des fonds alloués aussi bien par l’État que par des partenariats privés.