Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a exprimé sa volonté de dialoguer avec les Etats-Unis sous certaines conditions, tout en rejetant les tentatives de dialogue de la Corée du Sud, rapporte l'agence officielle après la clôture du 9ᵉ Congrès du Parti des travailleurs de Corée. Kim Jong-un a déclaré que si Washington respecte le statut de puissance nucléaire de la Corée du Nord tel que stipulé dans sa Constitution et abandonne sa politique hostile, il n'y a aucune raison pour que les deux pays ne puissent pas bien s'entendre.
Lors du précédent congrès en 2021, Kim Jong-un avait désigné les Etats-Unis comme le plus grand ennemi de son pays. Cependant, le président américain Donald Trump s'est montré ouvert à une rencontre avec le dirigeant nord-coréen, allant à l'encontre de la politique américaine en reconnaissant la Corée du Nord comme une puissance nucléaire.
Des spéculations circulent sur une possible rencontre entre Kim Jong-un et Donald Trump lors de la visite prévue de ce dernier en Chine en avril. Malgré trois rencontres infructueuses lors du premier mandat de Trump, les discussions sur la dénucléarisation pourraient reprendre.
Ce qu'il faut retenir
- Kim Jong-un prêt à dialoguer avec les Etats-Unis sous conditions
- Rejet des offres de dialogue de la Corée du Sud
- Possibilité d'une rencontre entre Kim Jong-un et Donald Trump en Chine en avril
Dialogue difficile avec Séoul
Kim Jong-un a qualifié la Corée du Sud d'ennemi le plus hostile à l'issue du congrès du Parti des travailleurs. Il a mis fin aux considérations de Séoul en tant que compatriotes et a critiqué les initiatives conciliantes du président sud-coréen Lee Jae-myung, restées sans réponse de la part du Nord. Les tensions persistent entre les deux Corées, symbolisées par l'abattage d'un drone sud-coréen par Pyongyang près de la frontière.
La Corée du Nord, sous le coup de sanctions internationales en raison de ses programmes d'armement nucléaire, a récemment modifié sa constitution pour désigner la Corée du Sud comme un État hostile pour la première fois en 2024. Ces changements soulignent la fermeté de Pyongyang vis-à-vis de Séoul malgré les appels à la reprise du dialogue.
