Le gouvernement belge, sous l'impulsion de Bart De Wever, envisage de reprendre l'intégralité des activités nucléaires du groupe Engie en Belgique. Cette opération inclurait les centrales de Doel et Tihange, avec un accord potentiel attendu d'ici octobre 2026 selon BFM Business. Dans cette dynamique, les opérations de démantèlement des réacteurs concernés ont été immédiatement suspendues.

Ce qu'il faut retenir

  • Le gouvernement belge négocie la reprise des activités nucléaires d'Engie en Belgique
  • Suspension immédiate des opérations de démantèlement des réacteurs
  • Un accord attendu d'ici octobre 2026

Négociations pour la reprise des activités nucléaires

Engie et l'État belge ont entamé des discussions exclusives en vue du transfert des activités nucléaires du groupe vers la Belgique. Cette démarche vise à une potentielle reprise de l'ensemble des sept réacteurs répartis entre les centrales de Doel et Tihange. Le Premier ministre Bart De Wever a souligné que cette initiative s'inscrit dans une stratégie visant une gestion complète du parc nucléaire belge, marquant ainsi un changement significatif dans la politique énergétique du pays.

Suspension des activités de démantèlement

Afin de préserver les infrastructures existantes en attendant le dénouement des négociations, le gouvernement belge a décidé de suspendre immédiatement toutes les opérations de démantèlement des réacteurs. Cette mesure met en lumière l'importance stratégique du nucléaire pour la sécurité énergétique du pays, particulièrement dans un contexte européen marqué par des enjeux d'approvisionnement et de réduction des émissions de carbone.

Projet de cession complet

Outre les réacteurs, la reprise envisagée par l'État belge engloberait l'ensemble des activités nucléaires d'Engie, y compris le personnel associé et les filiales spécialisées. Cette acquisition représenterait un retour significatif de l'État belge dans la gestion directe de l'énergie nucléaire, avec des répercussions potentielles pour d'autres pays européens confrontés à des dilemmes similaires.

Et maintenant ?

Les discussions entre Engie et l'État belge doivent aboutir à un protocole d'accord d'ici octobre 2026, détaillant les modalités de la transaction. Cette étape pourrait marquer un tournant majeur dans la politique énergétique belge.