Pour la première fois en 2025, la bière a devancé le vin en volume de consommation en France. Ce basculement, révélé par les organismes sectoriels, marque un tournant dans les habitudes des Français face à l’alcool, selon Ouest France.

Ce qu'il faut retenir

  • En 2025, la consommation de bière en France a dépassé celle du vin pour la première fois.
  • Cette inversion s’inscrit dans une baisse globale de la consommation d’alcool dans l’Hexagone.
  • Les Français privilégient désormais des boissons comme la bière ou les spiritueux, moins chers et plus accessibles.
  • Les organismes sectoriels, tels que l’INSERM ou FranceAgriMer, confirment cette tendance.

Un renversement historique des habitudes

Longtemps considéré comme la boisson nationale par excellence, le vin recule dans les préférences des consommateurs. D’après les données compilées par Ouest France, la bière a enregistré un volume de ventes supérieur à celui du vin en 2025, une première depuis des décennies. Cette évolution reflète une mutation plus large des comportements.

Les Français boivent globalement moins d’alcool qu’auparavant, mais ils se tournent vers des produits moins onéreux et plus faciles à consommer au quotidien. Les spiritueux, comme la vodka ou le rhum, gagnent également du terrain, notamment auprès des jeunes adultes.

Les raisons d’un changement profond

Plusieurs facteurs expliquent ce glissement. D’abord, le pouvoir d’achat joue un rôle clé. Une bière coûte en moyenne trois fois moins cher qu’une bouteille de vin de qualité, selon les comparateurs de prix. Ensuite, la tendance à la sobriété, portée par des campagnes de santé publique, incite les consommateurs à réduire leur consommation, mais sans pour autant renoncer totalement à l’alcool.

« Les Français restent attachés à la convivialité, mais ils adaptent leurs choix à leurs contraintes budgétaires et à leurs modes de vie », a expliqué un porte-parole de FranceAgriMer. Cette transformation touche aussi bien les bars que les supermarchés, où les rayons dédiés aux bières artisanales et aux spiritueux explosent.

Le vin résiste, mais perd du terrain

Malgré ce recul, le vin conserve une place importante dans la culture française. Il reste la boisson alcoolisée la plus consommée en valeur, grâce à ses prix élevés et à son image de produit d’exception. Cependant, son volume de ventes ne cesse de diminuer depuis cinq ans.

Les professionnels du secteur s’interrogent sur l’avenir. Certains misent sur l’innovation, comme les vins en canette ou les blends prêts à boire, pour séduire une clientèle plus jeune. D’autres s’inquiètent de la baisse de la consommation régulière, synonyme de perte de savoir-faire et de traditions.

« Le vin est un pilier de notre patrimoine, mais il doit s’adapter pour survivre. La baisse de la consommation régulière est un signal fort que nous ne pouvons ignorer », a déclaré un représentant des vignerons bordelais.

Et maintenant ?

La tendance actuelle pourrait se confirmer en 2026, avec une consommation de bière toujours en hausse et une stabilisation – voire une légère reprise – pour le vin. Les acteurs du secteur devront innover pour capter de nouvelles parts de marché. Une prochaine étude, prévue pour l’automne 2026, permettra de mesurer l’ampleur de ce changement.

Quelle que soit l’issue, une chose est sûre : la France, berceau du vin, entre dans une nouvelle ère de sa relation avec l’alcool. Reste à savoir si ce mouvement s’inscrira dans la durée ou s’il ne s’agit que d’un ajustement passager.

Plusieurs raisons expliquent ce basculement. D’abord, la bière est bien moins chère que le vin, surtout les bières industrielles. Ensuite, les modes de consommation évoluent : les Français privilégient des boissons faciles à consommer au quotidien, comme la bière ou les spiritueux, plutôt que des produits associés à des repas ou à des moments plus élaborés, comme le vin.