La 27e édition de la Marche des fiertés de Budapest, qui se déroule le 27 juin, intervient dans un contexte plus favorable que l'an dernier, où la manifestation avait été interdite par le gouvernement Orban. Selon Courrier International, près de 300 000 personnes avaient bravé l'interdiction et participé à la Marche des fiertés en 2025, malgré l'utilisation de caméras de reconnaissance faciale et la menace d'amendes considérables.
Contrairement à l'an dernier, la Pride de ce samedi se déroulera avec l'accord des autorités. Le 9 juin, le nouveau Premier ministre, Peter Magyar, a donné son feu vert à la Marche et s'est déclaré « ouvert » au débat sur les droits des couples LGBTQI, relate 24.hu. Le dirigeant hongrois a également évoqué son ouverture à la « modification de la loi de mars 2025 prohibant la Pride et les rassemblements similaires », souligne le portail.
Ce qu'il faut retenir
- La Marche des fiertés de Budapest se déroule le 27 juin avec l'accord des autorités.
- Le nouveau Premier ministre, Peter Magyar, s'est déclaré « ouvert » au débat sur les droits des couples LGBTQI.
- La loi de mars 2025 prohibant la Pride et les rassemblements similaires pourrait être modifiée.
- La société hongroise s'ouvre également, avec 57 % des Hongrois souhaitant abroger les lois restreignant les droits des personnes LGBT.
- 68 % des personnes interrogées autoriseraient le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe.
Un contexte plus favorable
Le maire de Budapest, Gergely Karacsony, avait été poursuivi pour avoir maintenu le défilé, mais les charges contre lui avaient finalement été abandonnées. La veille, Peter Magyar déclarait qu'un enfant sans famille « serait mieux chez un couple homosexuel qu'au sein du système de protection de l'enfance » ou « qu'aux Pays-Bas, chez des trafiquants d'êtres humains, des délinquants sexuels ou des cartels de la drogue », relève HVG.
Lors de la même allocution au Parlement, Peter Magyar accusait ironiquement l'opposition « d'être ceux qui ne cessent de parler de 'genre' et de 'Pride', à l'inverse du gouvernement », poursuit HVG. Jusqu'au 8 juin, Peter Magyar « ne s'était pas souvent exprimé sur des sujets touchant à la communauté LGBTQ » et « n'avait pas commenté de manière approfondie l'interdiction, puis la tenue, de la Pride l'année dernière », note Refresher.
La société hongroise s'ouvre
La société hongroise s'ouvre également. Selon un sondage de l'institut Median relayé par Portfolio, « 57 % des Hongrois souhaiteraient abroger les lois restreignant les droits des personnes LGBT », comme la loi pour la « protection des enfants » de 2021, l'interdiction de changement de sexe et de nom pour les transgenres, et l'interdiction des événements LGBT. De plus, « 68 % des personnes interrogées autoriseraient le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe ».
La visibilité de la communauté LGBTQI agace toujours certains. Le 21 juin, un homme « jetait dans le Danube » les drapeaux arc-en-ciel disposés sur un pont en prévision du passage de la Pride, rapporte Telex. Le 24 juin, « de jeunes militants d'extrême droite installaient des drapeaux hongrois » pour protester, ajoute un autre article.
Les messages qui résonneront sans doute ce 27 juin afin de mettre la pression sur le pouvoir. La question est maintenant de savoir si les autorités hongroises seront à la hauteur des attentes de la communauté LGBTQI et de la société civile.