La ville de Nantes est au cœur d'une controverse juridique impliquant la compagnie de La Machine, créatrice du Grand Éléphant de l’île de Nantes, ainsi que d'autres œuvres emblématiques comme le Minotaure de Toulouse et le Dragon de Calais. Selon d'apres le Figaro, la compagnie a récemment annoncé son intention d'assigner Nantes Métropole en justice, en raison des préjudices financiers et d'image subis suite à l'abandon du projet de l'Arbre aux hérons en septembre 2022.

Ce projet, initié par Pierre Orefice et François Delarozière, coauteurs de l'œuvre, avait pour but de créer un arbre d'acier géant. Cependant, le projet a été stoppé net par la maire de la ville et présidente socialiste de Nantes Métropole, Johanna Rolland. Cette décision a déclenché une vague de contestation de la part des créateurs, qui estiment que cet abandon leur a causé des dommages importants.

Le contexte du projet

Tout avait commencé de manière prometteuse au lendemain des municipales de 1989, lorsque Jean-Marc Ayrault venait d'être élu maire de Nantes. Il souhaitait alors réveiller la ville endormie, selon les dires de Pierre Orefice. Aujourd'hui à la retraite, Orefice se souvient de cette période comme un moment clé pour la ville et pour la compagnie de La Machine.

Les deux hommes, respectivement âgés de 71 et 63 ans, ont retracé l'histoire de leur projet sous la verrière des Nefs nantaises, qui abritent l'atelier de la compagnie. Ils ont expliqué comment tout avait commencé avec l'élection de Jean-Marc Ayrault et comment leur projet avait été accueilli avec enthousiasme avant d'être brusquement stoppé.

Les motivations derrière l'assignation

La décision de la compagnie de La Machine d'assigner Nantes Métropole en justice est motivée par les préjudices financiers et d'image subis suite à l'abandon du projet de l'Arbre aux hérons. Pierre Orefice et François Delarozière ont souligné que cette décision les a placés dans une situation difficile, les empêchant de poursuivre leur travail de création et d'innovation dans la ville.

Une seconde procédure en justice devrait suivre, portée par les deux coauteurs du projet d'arbre d'acier. Ils estiment que la ville a manqué à ses engagements et que cela a eu des conséquences graves pour leur travail et leur réputation.

Les prochaines étapes

La situation entre la compagnie de La Machine et Nantes Métropole est actuellement tendue, avec des procédures judiciaires en cours. Les créateurs espèrent que la justice leur donnera raison et que la ville sera condamnée à les indemniser pour les préjudices subis.

En attendant, la ville de Nantes et ses habitants restent à l'affût des développements de cette affaire, qui pourrait avoir des implications importantes pour le monde de l'art et de la création dans la ville. Les prochaines étapes judiciaires seront cruciales pour déterminer l'issue de ce conflit et son impact sur la scène artistique locale.

La question qui se pose maintenant est de savoir comment cette affaire va évoluer et quelles seront les conséquences pour les parties impliquées. Seul l'avenir le dira, mais une chose est certaine : cette controverse a déjà laissé une marque indélébile sur la ville de Nantes et sur le monde de l'art.