La Russie est actuellement impliquée dans un conflit en Ukraine, et les mercenaires russes jouent un rôle important dans ce conflit. Selon des données compilées par l'Institut français des relations internationales (Ifri), les salaires et les indemnités de décès des mercenaires représentent près de 2% du PIB russe.

Ces chiffres sont révélés dans une étude récente qui met en lumière les bénéfices financiers d'une carrière en tant que mercenaire russe. Les mercenaires sont engagés à des salaires 3 à 5,5 fois supérieurs à ceux des soldats conscrits, et les indemnités de décès peuvent représenter une somme importante pour les familles des mercenaires tués au combat.

Les bénéfices financiers des mercenaires russes

Les bénéfices financiers d'une carrière en tant que mercenaire russe sont considérables. Selon l'auteur de l'étude, Vladislav Inozemtsev, « une personne qui s'engage dans l'armée dans une région russe moyenne, combat pendant un an et est tuée au combat (avec toutes les preuves nécessaires) rapporte à sa famille une somme d'argent qu'elle n'aurait pas pu gagner en 15 ou 20 ans, voire 25 ans dans certains cas, en travaillant dans le secteur civil de sa région ».

Ces chiffres sont basés sur des données officielles qui montrent que les mercenaires gagnent entre 3.000 et 4.000 milliards de roubles par an, soit environ 2% du PIB russe. Cela représente une somme considérable, notamment si l'on considère que les dépenses de défense de la Russie ont augmenté ces dernières années.

Le concept de « deathonomics »

L'auteur de l'étude, Vladislav Inozemtsev, a développé le concept de « deathonomics », qui peut être défini comme la transformation de vies économiquement inutiles en un actif financier tangible. Selon lui, « la 'deathonomics' peut donc être définie comme la création d'une armée de mercenaires qui finirait par remplacer l'armée de conscrits et de militaires sous contrat ».

Ce concept est basé sur l'idée que les mercenaires sont recrutés parmi les personnes qui ne constituent pas une ressource importante pour l'économie, telles que les chômeurs, les endettés ou les criminels. En échange de leur engagement, ces personnes reçoivent une rémunération importante et des indemnités de décès qui peuvent représenter une somme considérable pour leurs familles.

Les conséquences de la « deathonomics »

Les conséquences de la « deathonomics » sont importantes, notamment en termes de coûts pour l'économie russe. Selon Vladislav Inozemtsev, « la 'deathonomics' ne connaîtra pas un avenir radieux ». En effet, dans l'hypothèse d'un cessez-le-feu ou d'une paix durable, il faudrait à la fois garantir la démobilisation des soldats et accompagner leur retour à la vie civile, ce qui représenterait un coût important pour l'économie russe.

De plus, les frais médicaux, les frais de scolarité des enfants de mercenaires et les pensions de retraite représentent également des coûts importants qui pèseront sur le budget de la Russie. Cela pourrait avoir des conséquences graves sur l'économie russe, qui est déjà menacée de stagflation.

Les réactions et les perspectives

Les réactions à la « deathonomics » sont variées, mais la plupart des experts s'accordent à dire que ce concept est problématique et pourrait avoir des conséquences graves sur l'économie russe. Selon Annalisa Cappellini, « Poutine met fin à la transparence financière », ce qui pourrait aggraver la situation.

En conclusion, la « deathonomics » est un concept qui met en lumière les bénéfices financiers d'une carrière en tant que mercenaire russe, mais également les conséquences graves que cela pourrait avoir sur l'économie russe. Il est important de suivre de près cette situation et de prendre en compte les réactions et les perspectives des experts pour comprendre les implications de ce concept.

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