Selon Le Figaro, l'Alliance Anticorrida a déposé deux recours auprès du tribunal administratif de Bordeaux contre la corrida organisée par la ville de La Brède à l'occasion de la fête de La Rosière, le 20 juin prochain.

Ce qu'il faut retenir

  • L'Alliance Anticorrida a déposé deux recours auprès du tribunal administratif de Bordeaux.
  • La corrida est organisée par la ville de La Brède à l'occasion de la fête de La Rosière, le 20 juin prochain.
  • L'Alliance Anticorrida reproche à la ville d'organiser une corrida sans avoir respecté l'article 521-1 du code pénal.

La fête de la Rosière à La Brède est dans le viseur de l'Alliance Anticorrida. L'association animaliste, qui reproche à la ville d'organiser une corrida le 20 juin prochain, a déposé deux référés devant le tribunal administratif de Bordeaux pour la faire annuler. Ses militants s'appuient sur l'article 521-1 du code pénal - qui dispose qu'il est interdit de blesser les animaux à l'exception des taureaux lorsqu'une «une tradition locale ininterrompue peut être invoquée». Pour fonder son dossier, l'Alliance Anticorrida argumente qu'il n'y a pas eu de corrida à La Brède en 2025.

La tradition taurine à La Brède

«La Brède n'a jamais renoncé à être une ville taurine. En 2025, nous avons fait une pause technique pour des raisons économiques, car nous étions dans une année compliquée. Mais nous avions trois spectacles de tauromachie», a déclaré Michel Dufranc, édile de La Brède. Le septuagénaire, avocat de profession, estime qu'en aucun cas, l'année 2025 ne peut être considérée comme une interruption dans la tradition de la tauromachie portée par son village.

«Je ne veux pas me laisser entraîner dans des polémiques qui n'ont pas lieu d'être. La tradition taurine s'apprécie au prisme d'une région démographique où sont régulièrement organisés des corridas auxquelles sont attachés et assistent un certain nombre de personnes», a précisé Michel Dufranc, sûr de son bon droit.

Les réactions de la ville

Si Michel Dufranc a bien l'intention de défendre le patrimoine culturel des Brédois, le premier magistrat de la ville n'en est pas moins agacé par cette procédure judiciaire et les «50 kilos de pages» présentées au juge par l'Alliance anticorrida pour remettre en question jusqu'au budget de la ville.

«Ces associations antitaurines sont fomentées par des écologistes et des animalistes qui ne supportent pas la contradiction. Ils se pensent porteurs du progrès et considèrent les autres comme des réactionnaires qui véhiculent un passé qu'il faudrait dégager», a tonné Michel Dufranc pour conclure.

Et maintenant ?

Le tribunal administratif de Bordeaux doit rendre une décision sur les deux recours déposés par l'Alliance Anticorrida. La date de cette décision n'a pas encore été communiquée. Dans tous les cas, l'affaire va probablement passer en appel.

Cette affaire met en lumière les tensions entre les villes qui organisent des corridas et les associations animalistes qui souhaitent l'interdire. La question de la tradition taurine à La Brède reste à l'ordre du jour.

La corrida est toujours prévue pour le 20 juin prochain, mais son avenir est incertain en raison de la procédure judiciaire entamée par l'Alliance Anticorrida.

L'Alliance Anticorrida souhaite l'interdire en raison de ses préoccupations pour le bien-être des animaux.

La ville de La Brède défend la tradition taurine et souhaite conserver la corrida dans son patrimoine culturel.

Ce conflit met en lumière les tensions entre les valeurs traditionnelles et les préoccupations pour le bien-être des animaux.

La corrida à La Brède est un sujet complexe qui met en jeu les intérêts de plusieurs parties prenantes.

La décision du tribunal administratif de Bordeaux sera probablement suivie d'un appel.