D'après Le Figaro, un rapport de la Cour des comptes remis fin juin a mis en lumière les dysfonctionnements de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) en ce qui concerne la gestion de ses ressources humaines. Cette critique s'ajoute aux précédentes accusations de mauvaise performance du contrôle aérien français, notamment évoquées par la commission des finances du Sénat, qui l'avait qualifié de moins performant d'Europe.
La pression sur la DGAC est accrue après que 6,6 millions de minutes de retards de vols en 2025 ont entraîné une perte de 800 millions d'euros pour les compagnies aériennes et des désagréments importants pour les passagers. Les 3 et 4 juillet 2025 restent dans les mémoires comme des jours où 257 grévistes, dont 233 ingénieurs du contrôle aérien, ont causé l'annulation de 1 400 vols et touché 1 million de passagers, dont 500 000 Français.
Ce qu'il faut retenir
- La Cour des comptes a critiqué la gestion des ressources humaines de la DGAC.
- Le contrôle aérien français est considéré comme le moins performant d'Europe.
- 6,6 millions de minutes de retards de vols en 2025 ont entraîné des pertes importantes pour les compagnies aériennes.
Problèmes de gestion des ressources humaines
Selon Le Figaro, la Cour des comptes a souligné l'inflation de la masse salariale, les temps de travail insuffisants, le statut inadapté à la mission des contrôleurs aériens, ainsi que l'incapacité à anticiper les recrutements et à améliorer la performance opérationnelle. La DGAC, qui dépend directement du ministère des Transports, compte 10 320 agents, dont 3 800 ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne (Icna), communément appelés les « aiguilleurs du ciel ».
Impact sur les compagnies aériennes et les passagers
Les retards et annulations de vols ont des conséquences importantes sur les compagnies aériennes et les passagers. Les pertes financières pour les compagnies sont considérables, et les désagréments pour les passagers peuvent être significatifs, notamment en termes de temps et de confort.
En conclusion, la situation actuelle de la DGAC et du contrôle aérien français soulève des questions importantes sur la gestion des ressources humaines et la performance opérationnelle. Il est essentiel de suivre de près les développements futurs pour voir comment ces problèmes seront abordés et résolus.
Les retards de vols peuvent entraîner des pertes financières importantes pour les compagnies aériennes, ainsi que des désagréments pour les passagers.