Depuis trois mois, les négociations entre l'actionnaire majoritaire du groupe Casino, Daniel Kretinsky, et ses créanciers sont en cours, mais aucun accord n'a encore été trouvé, selon nos confrères de BFM Business. Le distributeur doit communiquer, ce jeudi soir, les nouvelles propositions des différentes parties pour réduire sa dette, qui s'élève à 1,4 milliard d'euros.

Le groupe Casino, qui compte sur cet accord financier pour poursuivre son plan de redressement, espère qu'il sera conclu d'ici fin juin. Le dossier sera ensuite transmis pour validation au Tribunal de commerce de Paris. Mais pour l'instant, les acteurs du dossier ne s'entendent pas sur l'équilibre financier au capital du distributeur.

Ce qu'il faut retenir

  • La dette de Casino s'élève à 1,4 milliard d'euros
  • Daniel Kretinsky propose de réinjecter 400 millions d'euros dans le groupe
  • Les créanciers doivent convertir en capital 500 millions d'euros de dette
  • L'accord doit être conclu d'ici fin juin
  • Le dossier sera transmis pour validation au Tribunal de commerce de Paris

Les négociations en cours

D'après les éléments qui ont fuité ces derniers jours, Daniel Kretinsky propose de réinjecter 400 millions d'euros, soit 100 millions d'euros de plus que lors de sa précédente offre. En face, il demande aux créanciers de convertir en capital 500 millions d'euros de dette, soit 100 millions d'euros de moins que ce qui avait été envisagé en novembre.

Ce qui bloque, c'est l'équilibre au capital du distributeur. « La question est de savoir combien met Daniel Kretinsky, combien ça lui donne en termes de parts, et combien ça donne aux créanciers », résume un bon connaisseur des discussions. Pour un autre, « les créanciers ne remettent pas en cause que [l'homme d'affaires tchèque] reste majoritaire, mais il y a une différence entre 68 ou 50%... »

Les créanciers ne sont pas d'accord

La position de Daniel Kretinsky agace. « Il ne peut pas dire "mon argent vaut plus que celui des créanciers" et "faire des bénéfices sur leur dos" », note une source proche du dossier, qui estime que ces derniers « pourraient très bien prendre les clefs ». Mais que pour autant, « le point de non-retour n'a pas été atteint » dans ces négociations.

Avantage pour Daniel Kretinsky : il garde le soutien des banques, dont BNP Paribas. Et « il est plutôt bien avec Bercy », selon un acteur de ces discussions.

Et maintenant ?

Le groupe Casino espère qu'un accord sera conclu d'ici fin juin, mais les négociations sont toujours en cours. Les créanciers et Daniel Kretinsky doivent encore trouver un équilibre financier au capital du distributeur. Le dossier sera ensuite transmis pour validation au Tribunal de commerce de Paris.

Il reste à voir si les parties parviendront à un accord avant la fin juin. Si cela ne se produit pas, le groupe Casino pourrait être confronté à de graves difficultés financières. Mais pour l'instant, les négociations se poursuivent, et les acteurs du dossier restent optimistes.

En conclusion, la situation du groupe Casino est toujours incertaine, mais les négociations entre les créanciers et Daniel Kretinsky se poursuivent. Il est à espérer que les parties parviendront à un accord avant la fin juin, afin de permettre au groupe de poursuivre son plan de redressement.