Le CAC 40 a connu une séance de transition mardi, avec une hausse de 0,49%, au cœur de la troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, selon nos confrères de BFM Bourse. Alors que le baril de Brent reste campé au-dessus de la barre symbolique des 100$, les banques centrales se trouvent dans une situation très inconfortable. La Fed achève ce soir son Comité de politique monétaire, et la BCE demain son Conseil des Gouverneurs.
« Entre potentielles tensions sur les prix et signes de fragilité sur le marché du travail, l’équation s’annonce donc délicate pour la Fed, contrainte d’arbitrer entre ses deux mandats », a déclaré Romane Ballin, Gérante Obligataire d'Auris Gestion. Les investisseurs ont d’ailleurs déjà revu leurs anticipations, tablant désormais sur une politique monétaire moins accommodante qu’espéré. Les marchés n’anticipent ainsi plus qu’une seule baisse de taux de la Fed d’ici fin 2026, contre deux auparavant.
Ce qu'il faut retenir
- Le CAC 40 a augmenté de 0,49% mardi.
- La Fed achève son Comité de politique monétaire ce soir.
- La BCE tiendra son Conseil des Gouverneurs demain.
- Les marchés anticipent une seule baisse de taux de la Fed d’ici fin 2026.
Les défis de la Fed
La Fed est confrontée à une situation complexe, avec des tensions sur les prix et des signes de fragilité sur le marché du travail. Les investisseurs ont revu leurs anticipations et ne prévoient plus qu’une seule baisse de taux de la Fed d’ici fin 2026. Cela a déjà eu un impact sur les marchés, avec le 10 ans américain qui a franchi la barre des 4,25% la semaine dernière.
Les nouvelles projections économiques de la Fed, notamment en matière de croissance et d’inflation, seront scrutées de près. Les éléments de langage utilisés en conférence de presse et les fameux dot plots seront également au cœur de l’attention. Les dot plots sont un histogramme à points publié chaque trimestre, qui reflète les sentiments des membres de la Fed sur les taux d’intérêt pour les prochaines échéances.
Les statistiques économiques
Au chapitre statistique, le ZEW, indice de sentiment économique en Allemagne, a reflué violemment, en territoire négatif à -0,5. Cela s’explique par l’escalade au Moyen-Orient, qui fait flamber les prix de l’énergie et accentue les pressions inflationnistes. « L’indicateur ZEW s’est effondré. L’escalade au Moyen-Orient fait flamber les prix de l’énergie et accentue les pressions inflationnistes », a déclaré le professeur Achim Wambach, président du ZEW.
Côté valeurs, la fermeté des cours du baril a porté Totalenergies (+2,9%), qui reste l’une des plus importantes pondérations du CAC 40. Dans une note publiée ce mardi, Barclays pense que Totalenergies a encore un potentiel boursier de plus de 25%. En dehors de l’indice phare de la Bourse de Paris, le groupe parapétrolier Vallourec a également été soutenu par la hausse des cours de l’or noir (+4%).
Les marchés financiers
De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de mardi en hausse modeste, à l’image du Dow Jones (+0,10%) et du Nasdaq Composite (+0,47%). Le S&P500, baromètre de référence de l’appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a grignoté 0,25% à 6 716 points.
La situation actuelle soulève des questions sur la capacité des banques centrales à gérer les tensions économiques et à maintenir la stabilité financière. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l’évolution des marchés et de l’économie mondiale.
