En France, la moitié des communes ne concentre que 6% de la population, ce qui soulève la question de la pertinence des communes très petites. Selon nos confrères de BFM Business, sur les 34 875 communes en France au 1er janvier 2025, une sur dix compte moins de 100 habitants, la moitié moins de 500 et 70% moins de 1 000 habitants. Cette fragmentation communale a conduit à des interrogations sur l'efficacité de l'action publique répartie sur 35 000 micro-États.
Ce qu'il faut retenir
- 35 000 communes en France, une répartition territoriale importante
- Des communes majoritairement très petites, posant des défis en termes d'efficacité de l'action publique
- Des appels à la fusion des communes pour une meilleure gestion et une optimisation des services publics
Un découpage communal critiqué pour son inefficacité
Le géographe Daniel Behar dénonce l'inefficacité de confier l'action publique à 35 000 communes. Cette fragmentation, héritée de l'Ancien Régime, se traduit par un mille-feuille territorial complexe et coûteux. Le rapport Ravignon de 2024 souligne que la coordination entre les différents échelons administratifs représente un coût de 7,5 milliards d'euros, dont 6 milliards pour les collectivités et 1,5 milliard pour l'État.
Les bénéfices potentiels de la fusion des communes
La fusion des communes pourrait permettre de mieux assurer certaines compétences difficiles à gérer pour les municipalités très petites. En mutualisant les équipements et les ressources, il serait possible de réaliser des économies d'échelle. Cependant, les études divergent quant à l'impact financier global de telles fusions. Si certaines économies locales ont été observées, leur généralisation reste incertaine.
Conclusion
La question de la fusion des communes en France soulève des débats complexes sur l'organisation territoriale et l'efficacité des services publics. Entre économies potentielles et maintien de la proximité avec les citoyens, les choix à venir seront déterminants pour l'avenir des communes françaises.
