Selon nos confreres de Courrier International, la jeunesse progressiste brésilienne est en train de se mobiliser pour remobiliser la gauche brésilienne.

Les jeunes anti-capitalistes brésiliens déplorent que la jeunesse soit sous-représentée en politique, ce qui leur fait craindre que les intérêts des jeunes soient ignorés.

Ce qu'il faut retenir

  • Les jeunes anti-capitalistes brésiliens se mobilisent pour remobiliser la gauche brésilienne.
  • La jeunesse brésilienne est sous-représentée en politique.
  • Les jeunes craignent que leurs intérêts soient ignorés.

La Casa Marx : un espace culturel pour la diffusion de la pensée de gauche

A São Paulo, dans l'ouest de la ville, se trouve la Casa Marx, un espace culturel qui combine librairie, café et brocante, et est voué à la diffusion de la pensée de gauche.

Le lieu est également le siège de la Faísca Revolucionária, un collectif de jeunes anticapitalistes actif dans 15 pays.

« Le mot ‘anticapitaliste’ tente de rendre compte de phénomènes variés, qui ont pour point commun un sentiment partagé : le système actuel ne nous offre plus d’espoir », résume Pedro Ferreira, 26 ans, meneur de ce collectif.

Les autres collectifs de jeunes en lutte

Aux côtés de la Faísca ont surgi d’autres collectifs de jeunes en lutte, de même sensibilité, au sein des universités et en dehors.

Ils ont en commun de s’opposer à Nikolas Ferreira, député du Minas Gerais et fils spirituel de Jair Bolsonaro, et aux membres du Mouvement Brésil libre (MBL), qui ont aujourd'hui les faveurs d’une partie importante de la jeunesse brésilienne.

La critique envers le président Lula

Mais ces mouvements de gauche sont aussi très critiques envers le président Lula et ne se sentent pas représentés par les candidats pressentis à la prochaine présidentielle.

Ils déplorent que la jeunesse soit sous-représentée en politique et craignent que leurs intérêts soient ignorés.

Et maintenant ?

Il est à craindre que la situation ne s'aggrave, et que les jeunes brésiliens ne se sentent encore plus délaissés.

Pour éviter cela, il faudrait que les partis politiques s'engagent à donner une place plus importante à la jeunesse dans leurs rangs.

La jeunesse brésilienne a un avenir à construire, et elle a besoin d'être prise en compte.