D'après Le Figaro, le tribunal administratif a statué sur le fond, confirmant la suspension de la disposition autorisant la baignade en burkini dans les piscines municipales de Grenoble. Cette décision met fin à quatre années de polémique autour du port du burkini dans les piscines grenobloises.
Le maire écologiste de Grenoble, Éric Piolle, avait introduit une disposition permettant le port du burkini dans les piscines municipales au printemps 2022. Cette décision avait été suspendue quelques jours plus tard par le tribunal administratif et le Conseil d'État.
Ce qu'il faut retenir
- Le tribunal administratif a annulé la modification du règlement des piscines municipales voté en mai 2022 par l'ancien maire écologiste Éric Piolle.
- La disposition spéciale sur la longueur des vêtements autorisés avait permis d'introduire l'autorisation de la baignade en burkini.
- Le tribunal a estimé que cette dérogation était de nature à affecter « l'égalité de traitement des usagers ».
Le contexte de la polémique
La polémique avait débuté en mai 2022, lorsque le conseil municipal de Grenoble avait voté une délibération modifiant l'article 10 relatif au « port de certaines tenues de bain » afin d'autoriser celles « non près du corps » quand elles ne sont pas « plus longues que la mi-cuisse ». Derrière cette terminologie, l'édile voulait permettre la baignade en burkini, du nom de ce vêtement couvrant le buste, les bras et la tête utilisé par certaines femmes de confession musulmane.
Face à la polémique qui enfle dans tout le pays, le préfet de l'Isère avait demandé rapidement l'annulation de la délibération, invoquant « une atteinte grave aux principes de laïcité ».
La décision du tribunal administratif
Le tribunal administratif a donc demandé l'annulation de la disposition, considérant qu'elle était « de nature à affecter tant le respect par les autres usagers de règles de droit commun trop différentes, et ainsi le bon fonctionnement du service public, que l'égalité de traitement des usagers ».
Le jugement rendu le jeudi 25 juin 2026 sur le fond vient conforter les décisions précédentes. Le texte avait déjà été changé, dès le mois de juin 2022, et la baignade en burkini n'était plus autorisée dans les piscines municipales de Grenoble.
En conclusion, la décision du tribunal administratif met fin à une polémique de quatre ans autour du port du burkini dans les piscines municipales de Grenoble. Les prochaines étapes et les conséquences de cette décision restent à voir.